Sénat: un peu plus à gauche, mais toujours à droite

ELECTIONS Les partis de gauche ont enregistré une poussée au Sénat lors des élections sénatoriales de dimanche...

avec agence

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AFPTV

Un peu plus à gauche, mais toujours à droite. Les partis de gauche ont enregistré une poussée au Sénat lors des élections sénatoriales de dimanche, mais sans renverser l'équilibre politique de la Haute Assemblée, qui restera à droite. La majorité devait contenir cette dynamique grâce à la surreprésentation des petites communes rurales traditionnellement conservatrices, et aussi par la création de 12 nouveaux sièges.

Dans ce renouvellement d'un tiers de la Haute assemblée, 114 sièges étaient en jeu dans 39 départements, 4 collectivités d'Outre-mer et au sein du collège des Français de l'étranger (4 des 12 élus). 40 étaient à pourvoir à la proportionnelle et 74 au scrutin majoritaire à deux tours. Selon un décompte établi par l'AFP, la gauche a progressé d'au moins 23 sièges (19 PS, 3 PRG et 1 PCF).

Chevènement élu, Paillé non

Parmi les nouveaux prétendants, l'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement (MRC) a gagné son pari, battant le PS Yves Ackermann dans le Territoire de Belfort. Au contraire, le porte-parole de l'UMP Dominique Paillé a mordu la poussière dans le collège des Français de l'étranger. L’ancien ministre de la Défense, Charles Millon, a été également battu lors du deuxième tour de l'élection sénatoriale dans l'Ain, où le PS a remporté deux des trois sièges.

Les «surprises»

L'UMP a gagné le nouveau poste créé en Haute-Garonne (une terre pourtant nettement à gauche) Eure-et-Loir, Herault, et dans les deux îles caraïbes de Saint Barthélémy et Saint Martin. Le PS a ravi à la droite deux sièges à l'UMP et un au centre en Ille-et-Vilaine, le siège supplémentaire créé en Gironde et dans les Bouches-du-Rhône. Il s'immisce dans les très droitières Alpes-maritimes en s'emparant du nouveau siège.

Féminisation?

A la faveur du renouvellement du Sénat, les femmes espéraient y passer la barre des 20% avec notamment l'arrivée de Marie-Hélène Des Esgaulx (UMP, Gironde) et de Samia Ghali (PS, Bouches-du-Rhône). Si ce taux est atteint, c’est l'Assemblée nationale qui sera à la traîne, à seulement 18% d'élues.

La vraie bataille, celle du perchoir

Dès dimanche soir, la bataille pour la présidence du Sénat qui se joue au sein de l'UMP, devait redoubler d'intensité entre les deux favoris Jean-Pierre Raffarin et Gérard Larcher et l'outsider Philippe Marini, avec une primaire au groupe majoritaire, mercredi, pour les départager.