Les Républicains: Jean-François Copé invite ceux qui ont quitté le parti à «revenir travailler ensemble»

DROITE Pour l’ancien président du parti, il est «vital d’essayer» de reconstruire «sur un tel champ de ruines»

J.-L. D. avec AFP

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Jean-François Copé
Jean-François Copé — ALLILI MOURAD/SIPA

L’ancien président de l’UMP (devenu Les Républicains, LR), Jean-François Copé, appelle ce dimanche les responsables ayant quitté le parti à « revenir travailler ensemble » après le revers historique du parti aux européennes.

« Je ne suis pas sûr qu’on arrivera à reconstruire sur un tel champ de ruines, mais il est vital d’essayer », explique dans le Journal du Dimanche l’ancien ministre, qui veut « proposer à tout le monde de revenir travailler ensemble, de Xavier Bertrand à Jean-Pierre Raffarin, en passant par Dominique Bussereau et Valérie Pécresse ».

8,5 % des voix au scrutin européen

Le parti qui a incarné la droite de gouvernement en France de Charles de Gaulle à Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy a obtenu moins de 8,5% des voix au scrutin européen du 26 mai, son pire score sous la Ve République. Le résultat, selon Jean-François Copé, d’une « ligne ambiguë qui flirtait en permanence avec le FN, une absence totale de débat et d’animation, et une purge sans précédent qui nous a tous conduits à prendre nos distances ».

Le maire de Meaux appelle à une profonde remise en cause du positionnement de LR après ce désastre électoral, suivi de la démission du patron du parti Laurent Wauquiez.

« Un parti à la fois régalien, libéral, social, européen et populaire »

« Qu’on le veuille ou non », assure-t-il, « le clivage n’est plus entre la gauche et la droite, il est entre les partis de gouvernement et les partis extrémistes. Il faut être résolument dans le premier camp. Un parti à la fois régalien, libéral, social, européen et populaire. Avec deux supports nouveaux : l’écologie et l’intelligence artificielle. »

Face au président Emmanuel Macron, il préconise une approche pragmatique, « approuver ce qui est de bon sens et combattre ce qui ne l’est pas ». « Qui peut comprendre que la droite vote contre la privatisation d’ADP avec l’extrême gauche et refuse de voter la loi modernisant la fonction publique ? », s’interroge-t-il, avant d’apporter son soutien à la candidature à la tête du parti de Christian Jacob, chef du groupe des députés LR.