Manuel Valls, bientôt membre du gouvernement espagnol ?

ESPAGNE L’ex-Premier ministre fait planer le doute sur des rumeurs d’entrée au gouvernement espagnol

N.Sa avec AFP

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L'ex-Premier ministre français Manuel Valls, élu municipal à Barcelone, pourrait rentrer au gouvernement espagnol.
L'ex-Premier ministre français Manuel Valls, élu municipal à Barcelone, pourrait rentrer au gouvernement espagnol. — Paco Freire / SOPA

Concernant sa possible entrée au gouvernement espagnol, l’ex-Premier ministre français Manuel Valls, élu municipal à Barcelone a assuré qu'« ici même on en parle », dans un entretien au Monde samedi.

Interrogé sur le fait de savoir s’il était allé chercher en Espagne une nouvelle opportunité politique, Manuel Valls répond : « Quand j’ai eu l’opportunité d’aller à Barcelone pour des raisons personnelles et aussi politiques, je l’ai saisie. J’aurais pu continuer en France. »

Des discussions pour le poste de ministre des Affaires étrangères

« Personne ne sait comment les choses se seraient passées [en France]. J’aurais peut-être attendu de rentrer de nouveau au gouvernement. Ici même on en parle pour ce qui concerne l’Espagne… », poursuit l’ancien chef du gouvernement français. Contacté par l’AFP, Manuel Valls n’était pas joignable dans l’immédiat.

Manuel Valls aurait rencontré des responsables du parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et les discussions auraient tourné autour du poste de ministre des Affaires étrangères, affirme par ailleurs le site politique espagnol Moncloa.com, repris par plusieurs sites de presse français.

Quatrième aux municipales de Barcelone

En février, l’ancien député-maire d’Evry et ses alliés libéraux de Ciudadanos avaient toutefois participé à une manifestation à Madrid aux côtés de la droite et de l’extrême droite pour réclamer le départ du chef du gouvernement socialiste Pedro Sanchez, critiqué pour son dialogue avec les indépendantistes catalans. Nombre d’électeurs avaient vu d’un mauvais œil ce choix de Manuel Valls.

Ciudadanos a rompu lundi avec l'ex-Premier ministre français parce qu’il avait apporté sa voix à la militante de gauche Ada Colau, lui permettant d’être reconduite comme maire de Barcelone et barrant ainsi la route au candidat indépendantiste catalan Ernest Maragall.
Manuel Valls, arrivé quatrième des municipales à Barcelone (environ 13 %), a par la suite reproché à ses anciens alliés libéraux d’être « irresponsables » et de « pactiser de fait » avec l’extrême droite.