Christian Jacob le 28 juin 2017 à Paris. AFP PHOTO / GEOFFROY VAN DER HASSELT
Christian Jacob le 28 juin 2017 à Paris. AFP PHOTO / GEOFFROY VAN DER HASSELT — AFP

ELECTIONS

Présidence des Républicains: Christian Jacob annonce sa candidature

Le scrutin est prévu le 12 octobre, avec un second tour éventuel le 19

Il est le premier à se déclarer officiellement. Dans une interview accordée au Figaro ce vendredi, Christian Jacob​ a annoncé sa candidature à la présidence du parti Les Républicains « pour bâtir un projet d’alternance ».

« Notre famille doit revenir à son ADN originel, rassembler la droite avec toutes ses sensibilités, qui doivent être le reflet de la société française », a expliqué l’actuel président du groupe LR à l’Assemblée nationale.

Eviter « une nouvelle guerre des chefs »

« Les Républicains ne sont pas à la recherche d’un homme providentiel. Ils doivent retrouver leur capacité à porter un collectif. Nous devons poser les bases d’une réconciliation avec tous ceux qui nous ont quittés ou ont pris leurs distances », a ajouté le député de Seine-et-Marne. Ancien syndicaliste agricole, ex-maire de Provins (Seine-et-Marne), Christian Jacob a été ministre délégué à la Famille (2002-2004), aux PME (2004-205) et à la Fonction publique (2005-2007) sous la présidence de Jacques Chirac. Il préside le groupe UMP, devenu LR, à l’Assemblée nationale depuis 2010.

Les Républicains doivent élire un nouveau président après la démission de Laurent Wauquiez dans la foulée du désastre électoral des européennes (8,48 %). La candidature de Christian Jacob, qui ne nourrit pas d’ambition élyséenne, fait office de démarche de consensus pour de nombreux ténors LR, avant tout soucieux d’éviter « une nouvelle guerre des chefs ».

Christian Jacob a « les encouragements de Sarkozy »

Le patron des députés LR « a le soutien privé de (François) Baroin, de (Laurent) Wauquiez et les encouragements de (Nicolas) Sarkozy », selon un dirigeant du parti. Son homologue au Sénat, Bruno Retailleau, a annoncé cette semaine qu’il ne serait pas candidat, pour éviter une « guerre des chefs », mais en jugeant que Christian Jacob ne devrait pas être candidat « par procuration. Il ne faudrait pas qu’il se laisse emprisonner par ceux qui veulent que rien ne change ».

Parmi les autres candidats potentiels figurent notamment les députés Guillaume Peltier, Guillaume Larrivé et Julien Aubert. Chaque candidat devra être parrainé par 13 parlementaires et au moins 1 % d’adhérents à jour de cotisation. Le scrutin est prévu le 12 octobre, avec un second tour éventuel le 19.