Delanoë et Hollande s'affichent ensemble

POLITIQUE Objectif: gagner ensemble, et avec d'autres, le congrès de Reims en novembre...

Sa. C. avec agence

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Bertrand Delanoë, maire PS de Paris, a déclaré lundi en marge du conseil de Paris à propos du prochain congrès socialiste de de Reims qu"il souhaitait contribuer à construire une majorité solide, dans la clarté, pas dans la confusion".
Bertrand Delanoë, maire PS de Paris, a déclaré lundi en marge du conseil de Paris à propos du prochain congrès socialiste de de Reims qu"il souhaitait contribuer à construire une majorité solide, dans la clarté, pas dans la confusion". — Olivier Laban-Mattei AFP

Bertrand Delanoë et François Hollande, le ticket gagnant pour le PS? Les deux hommes se sont affichés ensemble, mardi soir, lors d'un meeting commun mardi à Cergy-Pontoise. Objectif: gagner ensemble le congrès de Reims en novembre.

«Solidaire»


Politiquement proches - Bertrand Delanoë a été un fidèle de toujours de Lionel Jospin, François Hollande est devenu patron du PS adoubé par l'ex-Premier ministre en 2002-, les deux hommes ont affiché leur «accord de fond», selon la formule du maire de Paris, qui s'est dit «solidaire» du bilan de la décennie Hollande. «Ce congrès, nous allons le faire ensemble avec Bertrand Delanoë, il était légitime, naturel, évident de le faire ensemble (...) Nous avons fait le PS d'aujourd'hui et il va falloir le faire ensemble aujourd'hui et demain», a renchéri le Premier secrétaire du PS.

Les deux dirigeants sont arrivés dans la même voiture devant la salle de réunion où avaient pris place quelque six cents militants. Au premier rang de cette réunion organisée par des soutiens locaux des deux hommes avaient pris place des proches de Bertrand Delanoë comme Michel Destod, Harlem Désir, Daniel Vaillant, Kader Arif, et des proches de François Hollande comme Stéphane Le Foll et Faouzi Lamdaoui.

Exprimant «un mélange de joie et de gravité» pour cette première estrade commune, Bertrand Delanoë a affirmé que cette alliance - mot qui n'a jamais été prononcé -, ce ne sont «pas des arrière-pensées tactiques, des discussions sur le partage du pouvoir, c'est d'abord un accord de fond».

Pas d’alliance avec le MoDem


Pour le maire de Paris, François Hollande et lui «font la même analyse: il faut mettre le paquet sur l'économie de la connaissance, investir sur la performance, les PME innovantes». Les deux hommes s’entendent aussi sur le jeu des alliances: Bertrand Delanoë assure vouloir «bâtir un projet politique de gauche avec des forces politiques de gauche» et récuse, comme François Hollande, toute alliance avec le MoDem.

Enfin, conscient que la victoire ne peut se faire sans soutien, François Hollande s'est une énième fois déclaré favorable au «rassemblement de la gauche pour l'élargir ensuite à tous ceux qui veulent nous rejoindre». Et de lancer «l'appel de Cergy»: «Ceux qui pensent comme nous, avec nous (...) sur la stratégie du parti, la conception du parti, la nature de l'opposition à la droite, il faut qu'ils viennent, qu'ils n'attendent pas, il faut qu'ils viennent maintenant!», a-t-il plaidé. Un message à peine voilé à Pierre Moscovici et Martine Aubry. Quant à Ségolène Royal, les deux hommes n’ont jamais cité son nom.