Discours de politique générale: Edouard Philippe obtient la confiance des députés avec 363 voix pour et 163 voix contre

GOUVERNEMENT Sept mois après le lancement de la crise des « gilets jaunes », le Premier ministre prononce sa deuxième déclaration de politique générale, point de départ souhaité d’un « acte II » du quinquennat Macron

S.A

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Edouard Philippe à l'Assemblée nationale, le 21 mai 2019.
Edouard Philippe à l'Assemblée nationale, le 21 mai 2019. — Jacques Witt/SIPA

19h04 : Ce live est désormais terminé

Merci de nous avoir suivis, à bientôt.

19h01 : « On ne change rien », déplore Philippe Martinez

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a estimé après la déclaration de politique générale d’Edouard Philippe que « l’acte 2 de cette pièce de théâtre d’Emmanuel Macron, c’est la suite de l’acte 1 ». « Le Premier ministre nous a dit "on ne change rien, on continue le programme sur lequel on a été élu" », a-t-il déclaré sur RTL.

« Rien ne nous convient parce que c’est la continuité de ce que nous dénonçons et de ce que beaucoup de citoyens dénoncent dans ce pays, c’est-à-dire qu’on maintient les inégalités », a-t-il dit. Pour lui, la question du pouvoir d’achat devrait passer par une « augmentation des salaires », et non par des baisses d’impôts, « parce que l’impôt c’est utile ».

18h50 : Les députés accordent leur confiance au gouvernement

Edouard Philippe obtient avec 363 voix une large confiance de l’Assemblée, 163 voix contre, un chiffre en très léger recul par rapport à 2017.

18h47 : Vous n’avez pas suivi le discours d’Edouard Philippe ? Pas de panique

En attendant les résultats du vote, on vous résume les annonces et les moments forts du discours d’Edouard Philippe. C’est à lire juste en dessous.

 

18h38 : Gérard Larcher « ne comprend pas (le) renoncement » du gouvernement sur la Réforme constitutionnelle

Après la déclaration de politique générale d’Edouard Philippe, le président du Sénat, Gérard Larcher, a affirmé ne pas comprendre le « renoncement » du gouvernement « concernant le report de la révision constitutionnelle voulue par le président de la République ».

« La volonté d’aboutir du Sénat a été constante et maintes fois réaffirmée », a-t-il assuré dans un communiqué, estimant que « le Sénat ne saurait porter la responsabilité de ce report ».

18h24 : Les résultats à 18h45

Après les interventions des différents groupes politiques de l’Assemblée, les députés ont maintenant 30 minutes pour voter. Les résultats seront communiqués à 18h45.

18h21 : Emmanuelle Ménard​ ne vote pas la confiance

La députée de l’Hérault, qui appelle au rassemblement des droites, n'accordera pas sa voix au Premier ministre.

 

18h15 : Le Parti communiste ne suivra pas le gouvernement

« Monsieur le Premier ministre, le chemin que vous proposez conduit à une impasse ! », a fustigé Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti Communiste français.

 

18h05 : Jean-Luc Mélenchon : « LFI ne cédera pas »

Avec l’emphase qui le caractérise – en citant Sophocle et Sisyphe –, le président de La France insoumise a réagi au discours de politique général du Premier ministre. « Vous demandez à l’Assemblée nationale son appui pour commencer une nouvelle étape de votre politique après les élections européennes. Les députés de la France Insoumise s’y opposeront », déclare-t-il. « Notre désaccord n’est pas ponctuel, il est global. Ce n’est pas votre personne qui est visée Monsieur le premier ministre, c’est la pratique libérale autoritaire de votre gouvernement que nous dénonçons », explique le leader des Insoumis avant de rappeler au gouvernement sa défaite aux élections européennes.

« Toute votre politique est un passage en force contre le pays. Hier contre le Code du travail, contre l’école, contre la propriété publique, contre l’Etat et sa fonction publique. Vous annoncez pire pour demain » ajoute-t-il. Quels que soient les résultats électoraux, il faut choisir leurs lendemains : lutter contre le rouleau compresseur de ce monde de violences écologiques et sociales ou céder. Nous ne céderons pas. Quoi qu’il arrive », fustige-t-il.

 

17h47 : Le Parti socialiste n’accorde pas sa confiance au Premier ministre

Au nom du parti socialiste, le député Boris Vallaud a annoncé que le PS n’accordera pas sa confiance au gouvernement. « Comment vous accorder la confiance des enseignants, des urgentistes, des policiers, des gendarmes, des fonctionnaires, des salariés, des agriculteurs, des ouvriers, des retraités, de la jeunesse, des associations, des maires ?, a-t-il lancé. Que représenterions-nous si nous accordions une confiance que le peuple ne vous accorde pas ? ».

Le député « socialiste et apparenté » a fustigé des lois qu’il estime porter atteinte aux libertés comme la liberté de la presse. « Je pense à cette loi de circonstance, dite anticasseurs », a-t-il ajouté. Il a aussi pointé du doigt le refus du gouvernement d’inscrire dans la loi l’interdiction du glyphosate.

« Vous vous êtes mis au service quelques-uns, de ceux qui prétendent faire l’histoire, nous resterons au service de ceux qui la subissent, et de la République jusqu’au bout. »

17h30 : Le mouvement démocrate suivra le Premier ministre

« C’est bien notre responsabilité si ce qui est accompli pour le pays ne se traduit pas assez vite, et pas pour tous, dans leurs quotidiens », estime Patrick Mignola du mouvement démocrate dans l’hémicycle. « En nous demandant si nous avons confiance en vous, M. le Premier ministre, vous nous demandez aussi si vous pouvez avoir confiance en nous. Alors la réponse du MoDem est bien sûr positive, et elle est exigeante, vis-à-vis de vous et de nous-mêmes ».

 

16h54 : Le groupe LR ne votera pas la confiance

La première vice-présidente des députés LR Virginie Duby-Muller dresse un bilan « plus que contestable » des deux premières années du quinquennat, « qui nous empêche de voter la confiance ».

Elle dénonce un discours qui sert de « cache-misère sans aucune piste sérieuse de financement » et de « réchauffé ». « Au lieu d’être le gouvernement du pouvoir d’achat des classes moyennes, vous avez réduit leur pouvoir d’achat de 4,5 milliards d’euros », lance-t-elle.

« Vous avez voulu surfer sur les résultats des élections européennes, que vous auriez bien tort de considérer comme un succès pour votre camp », a ajouté Virginie Duby-Muller à l’adresse d’Edouard Philippe, issu de LR. Selon elle, « la réalité, c’est que vous ne parvenez pas à redresser le pays, et que vous avez profondément divisé les Français ». « Vous faites souvent le bon diagnostic des handicaps et des maux dont souffre notre pays. C’est un début. Hélas vous ne prescrivez pas le bon remède », a-t-elle ajouté, pointant notamment le « poids insupportable des taxes et des impôts » et « l’excès de dépenses publiques ».

Elle a fait des allusions aux révélations de l’affaire Benalla, le renvoi du général de Villiers, « le sacrifice du préfet Delpuech » et fustigé la « politique fiscale injuste et brutale » du gouvernement.

De plus, elle se défend du « sectarisme » – clivage partisan – dont est accusé son parti en rappelant qu’ils ont voté en faveur de 41 % des réformes du gouvernement.

« Considérant votre sectarisme vis-à-vis de l’opposition et votre refus de nous écouter (…) Considérant votre discours qui n’a pas rassuré, considérant les risques que font peser les réformes que vous nous préparez, nous ne voterons pas la confiance mais nous avons la France en idéal et le Parlement en bien commun », conclut-elle.

16h42 : Le groupe LREM vote la confiance

Gilles Le Gendre, président du groupe LREM à l’Assemblée nationale, a annoncé que le parti va accorder la confiance au Premier ministre « comme cela a été le cas à chaque fois que vous avez sollicité son vote ».

Durant son discours, il a fait un lapsus qui a beaucoup amusé l’opposition confondant les mots « illustration » et « illusion ».

16h38 : « Notre pays a besoin d’unité et de respect »

« Notre feuille de route est claire pour l’année qui vient, elle est dense », lance Edouard Philippe. « Notre vision va bien au-delà de notre année de travail (…). Notre pays a tout et est envié dans le monde entier, ajoute-t-il. Nous souhaitons réconcilier la France avec elle-même. Notre pays a besoin d’unité et de respect », explique le Premier ministre, vantant « une France qui ne vit pas au crédit de ses enfants et de son environnement ».

Le Premier ministre félicite son gouvernement. « J’ai l’honneur de mettre en gage la responsabilité du gouvernement » qu’il dirige, conclut-il sous les applaudissements de la majorité.

 

16h32 : Edouard Philippe tacle ses détracteurs

Critiqué et hué depuis le début de son discours, Edouard Philippe a lancé un tacle aux députés qui critiquent la méthode du gouvernement. « Il arrive qu’on invective le Premier ministre pour lui faire perdre son calme, c’est peine perdue, je suis "inénervable" ». Par ailleurs, le président de l’Assemblée a dû demander à deux reprises le calme.

16h29 : Conforter les maires

« Je suis favorable à un nouvel acte de décentralisation », a déclaré le Premier ministre. Pour répondre au sentiment de fracture territoriale, « ma conviction, c’est qu’il faut renforcer les maires qui sont plébiscités par nos concitoyens ». Un projet de loi va être lancé en juillet pour proposer des mesures de conforter les maires.

16h26 : Un service public au plus près des concitoyens

« Quel que soit l’endroit où on se trouve, on doit pouvoir rencontrer son élu », soutient Edouard Philippe. Pour se faire, il défend la mise en place des « maisons de service public ». D’ici janvier 2020, 300 maisons seront « pleinement opérationnelles », détaille le chef du gouvernement. D’ici la fin du quinquennat, il en espère « une par canton ». Ces maisons proposeront un socle de services commun aux « territoires isolés, la ruralité, les quartiers » et nos compatriotes d’Outre-mer et répondront à l’aspiration de plus de proximité.

16h16 : Report de la réforme des institutions ?

Devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre s’est dit en faveur d’un report de l’examen de la réforme des institutions après les sénatoriales de septembre 2020.

De plus, concernant les institutions publiques, le Premier ministre rappelle que « le président a la faculté d’interroger les Français sur la réduction du nombre de parlementaires ». Il pourrait réduire le nombre de parlementaires d’un quart.

16h12 : Le projet de loi audiovisuel sera discuté début 2020

Nouvelle annonce du Premier ministre : le projet de loi audiovisuel sera discuté au tout début de l'année 2020.

16h04 : Le projet de loi pour la PMA adopté en Conseil des ministres

La majorité applaudit à tout rompre quand le Premier ministre annonce que le projet de loi bioéthique sera adopté en Conseil des ministres en juillet. Il comprend l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes. Il sera examiné à l’Assemblée « dès la fin septembre », a annoncé mercredi Edouard Philippe lors de sa déclaration de politique générale.

 

15h59 : Lutter contre la menace terroriste

Standing-ovation à l’Assemblée nationale après l’hommage du Premier ministre aux familles des militaires français morts cette année.

La menace terroriste reste prioritaire pour le gouvernement. Elle va se traduire par la fermeture des lieux de culte radicalisés. Le Premier ministre rappelle la proposition de loi de la députée Laetitia Avia pour combattre « l’islamisme et les discours de haine sur les réseaux sociaux ». Une réforme du culte musulman sera lancée. « L’islam de France doit recruter et former des imams en France et qui parlent français », précise Edouard Philippe.

15h51 : « Contrôler nos flux migratoires »

Selon le Premier ministre, « si nous voulons bien accueillir ceux qui veulent rejoindre notre pays nous devons contrôler ce flux migratoire ».

Avec l’ensemble de l’Union européenne, la France va travailler sur un projet de refondation de Schengen.

« Le Gouvernement organisera chaque année un débat au Parlement sur les orientations de la politique d’immigration et d’asile. Le premier aura lieu au mois de septembre », a annoncé Edouard Philippe.

15h47 : Le volet sécuritaire

La lutte contre le trafic de drogue sera un combat majeur dans les 12 prochains mois. 

Pour les forces de l'ordre, Philippe a demandé un plan pour « lutter contre la violence gratuite ». Pour cela il sera nécessaire de « finaliser les réformes que nos forces de l’ordre attendent ».

15h44 : Le rapport sur le système des retraites présenté en juillet

Au mois de juillet, il y aura la présentation du rapport sur un système unique des retraites. « Cela signe la fin des régimes spéciaux », précise le Premier ministre.

Le chef du gouvernement assure que l’âge du départ à la retraite ne sera pas modifié mais qu’un âge d’équilibre sera défini pour inciter les actifs à partir plus tard.

Des cris de protestation ont traversé l’hémicycle.

15h42 : Un mot sur la crise des urgences

Il a annoncé qu'une «grande loi de transformation» sera bientôt votée pour «transformer le système de santé, en ville comme à l’hôpital». Il a appelé «au sens des responsabilités de tous les professionnels de santé, publics et privés, pour se rassembler autour des directeurs d’ARS, afin de coordonner leur présence estivale et d’anticiper les points de tension à venir.»

15h40 : 30.000 places en crèche

Dans le cadre du plan pauvreté, 30.000 places en crèche seront ouvertes. Une concertation a été lancée sur le revenu de solidarité qui sera présenté en 2020.

« Dès juin 2020, le gouvernement mettra en place un système pour protéger les personnes seules contre le risque d’impayés des pensions alimentaires », explique le Premier ministre. « Les pensions seront prélevées par la Caf pour être versées à leurs bénéficiaires. Et c’est la Caf qui déclenchera une procédure de recouvrement en cas d’impayé », précise-t-il.

15h36 : Les mesures du plan Blanquer adoubées

Côté éducation, il confirme les mesures du plan Blanquer avec l’école obligatoire dès 3 ans, le dédoublement du CP, la limitation à 24 élèves par classe dans les CP et CE1. Le Premier ministre se félicite par ailleurs des « 30 % de boursiers dans les classes préparatoires ».

15h35 : Edouard Philippe annonce une baisse historique des impôts

« Les impôts des ménages baisseront de près de 27 milliards d'euros », durant le quinquennat et la taxe d’habitation sera supprimée pour l’ensemble des Français.

L’Assemblée s’agite après les annonces sur la baisse des impôts.

La prime exceptionnelle qu’avait annoncée le président de la République sera renouvelée cette année avec la limite de 1.000 euros.

15h29 : Edouard Philippe passe à la justice sociale

Le premier dossier évoqué est celui de l’assurance-chômage. La réforme sera présentée mardi prochain avec Muriel Pénicaud.

Quatre objectifs majeurs : mettre fin au recours abusif des contrats courts, instauration d’un principe de bonus-malus sur la cotisation, faire en sorte que le travail paye plus que l’inactivité (introduire un dégrèvement pour les salaires les plus élevés), renforcer l’accompagnement des demandeurs d’emploi.

15h26: En finir avec le gaspillage

Le projet de loi de lutte contre le gaspillage alimentaire sera l’une des trois priorités de la rentrée. C'est le deuxième axe concernant la transition écologique.

Pour donner l’exemple, il n’y aura plus de plastique dans l’administration dès l’an prochain. Une grande concertation sera par ailleurs lancée avec les collectivités, les Outre-mer pourront en devenir pilote.

15h15 : Premier enjeu, l’écologie

Le premier enjeu évoqué par le Premier ministre est : « l’ambition écologique ». Suite aux élections européennes qui ont montré le fort intérêt des jeunes pour l’écologie, Edouard Philippe rappelle que les « jeunes » ont bouleversé nos croyances. Il voudrait que la science prenne plus de place dans l’opinion.

Après avoir assuré son soutien aux agriculteurs, il déclare aimer l’industrie et sa volonté d'« inventer un modèle économique plus propre où le recyclage progresse aussi vite que l’emploi ». Il parle de se pencher sur la mise en place de transports plus propres.

Le premier axe est de rendre plus propre notre économie. Deux lois sont au cœur de cet enjeu : la loi énergie et loi climat. « Ce gouvernement est celui qui fermera Fessenheim avant 2020 ». Dans les objectifs cités : financement des contrats d’engagement écologique, un million de familles visé par la prime de conversion, négociation avec la commission européenne du prix de l’énergie, remise à plat des aides écologiques avec la

Transformation du crédit d’impôt en une aide plus massive qui selon Edouard Philippe profite plus aux riches. Des députés de l’opposition hochent la tête en signe de mécontent.

15h08 : Dépasser les clivages

Le vrai sujet aujourd’hui ce n’est pas de savoir comment ressusciter la gauche et la droite (…) mais de nous rassembler pour relever des défis notamment ceux de la planète. Edouard Philippe salue l’implication des maires.

15h07 : « C’est l’acte II du quinquennat »

« C’est l’acte II du quinquennat », annonce Edouard Philippe après être revenu sur la crise des gilets jaunes et sur la fin du grand débat et assure (avec une répétition) la cohérence et la constance de son gouvernement. Il invite les députés à s’engager bien loin de l’engagement partisan.

15h05 : Phillipe applaudit par la majorité

Le Premier ministre est applaudi quand il remercie la majorité de son implication dans les réformes.

15h : Le Premier ministre débute son discours

Après deux ans de gouvernance, il évoque les urgences auxquelles sont confrontés : « économique » en citant Belfort, social en citant la crise hospitalière et les jeunes français.

14h59 : Le discours du Premier ministre devrait durer une heure

La Garde républicaine se met en place avant le roulement de tambour qui annonce l’arrivée du Premier ministre. Le discours d’Edouard Philippe devrait durer une heure.

14h55 : Le groupe des députés UDI et Agir change de nom

Le groupe des députés UDI et Agir a officiellement changé de nom mercredi, retirant la mention « Agir », ce qui a été dénoncé par les élus de ce parti pro-Macron.

Le groupe politique, qui compte 28 membres et est présidé par Jean-Christophe Lagarde, également président du parti UDI, a été rebaptisé « UDI et indépendants », indique le Journal officiel.

« On n’est absolument pas d’accord, c’est une décision unilatérale de Jean-Christophe Lagarde », a critiqué Olivier Becht (Agir) auprès de l’AFP. « Mais je ne me fâche avec personne, avec l’UDI nous restons sur le plan des idées extrêmement proches », ce qui justifie de rester dans le même groupe à ce stade. Jean-Christophe Lagarde a adressé une forme d’ultimatum mardi aux élus de son groupe « alignés sur la position de la majorité », souhaitant que le groupe conserve un « libre arbitre ».

Mercredi après-midi, sur la déclaration de politique générale du Premier ministre Edouard Philippe, le groupe devrait se partager entre une dizaine de votes pour (Agir) et une vingtaine d’abstentions.

14h51 : Un vote jeudi au Sénat

Au lendemain de sa prise de parole solennelle, le chef du gouvernement va s’exprimer au Sénat, à majorité de droite. Fait rare, sa déclaration (jeudi matin à 9h30) devant les sénateurs sera également suivie d’un vote. Une simple marque de « respect » pour la Chambre haute, jure Matignon. Mais qui permet de connaître plus précisément le rapport de force en vue de la réforme constitutionnelle, où le soutien d’une bonne part des sénateurs LR est indispensable.

14h46 : Le vote LR scruté à la loupe

A l’issue de son discours, le Premier ministre va solliciter un vote de confiance de la part des députés. Il ne sera pas aussi plébiscité que lors de son premier discours, le 4 juillet 2017. Après le triomphe des marcheurs aux législatives, il avait reçu la confiance par 370 voix contre 67, et un nombre record de 129 abstentions. Soit la plus faible opposition sur un vote de politique générale depuis 1958. Une large majorité de la petite centaine de députés LR – principal groupe d’opposition dont les trois quarts s’étaient abstenus en juillet 2017 – ainsi que l’ensemble de la gauche devraient voter contre mercredi, ont fait savoir les responsables de groupe. Le résultat sera particulièrement surveillé avec une droite en plein doute après le pire score de son histoire (8,5 %) le 26 mai.

14h40 : Edouard Philippe remonte sur scène

Acte II, scène I ? Edouard Philippe va donner le ton devant l’Assemblée nationale dès 15h. Le discours doit détailler les principaux chantiers du gouvernement et préciser le calendrier politique au moins jusqu’aux municipales de mars 2020, avant des départementales et régionales en 2021. Il doit notamment annoncer des mesures post- « gilets jaunes » – dont une baisse de cinq milliards d’euros de l’impôt sur le revenu – réformes de l’assurance-chômage, des retraites ou encore de la dépendance, projet de loi bioéthique (et son volet PMA pour toutes), réformes des institutions ou encore de l’administration, nouveaux engagements écologiques.