Présidence des Républicains: Estrosi veut des élections «après les municipales» et Sarkozy comme «juge de paix»

DROITE Le maire de Nice estime que l'ancien président est une «autorité morale au-dessus de toute légitimité» dans le mouvement LR

F.B.

— 

Nicolas Sarkozy et Christian Estrosi à Nice le 26 avril 2016.
Nicolas Sarkozy et Christian Estrosi à Nice le 26 avril 2016. — VALERY HACHE / AFP

Une élection dès le mois d’octobre pour choisir le nouveau président des Républicains, après la débâcle des Européennes et la démission de Laurent Wauquiez ? Pour Christian Estrosi, c’est beaucoup trop tôt. Sur Europe 1 ce mercredi matin, le maire de Nice a « demandé le report, après les élections municipales » programmées en mars 2020. Et l’ancien ministre de proposer que Nicolas Sarkozy, « autorité morale au-dessus de toute légitimité dans notre mouvement », soit sollicité comme « juge de paix ».

« Je considère que nous pourrions parfaitement faire appel à lui. Pas pour lui demander de présider, ça n’est pas sa vocation, mais pour être une sorte de juge de paix qui nous rassemble et qui nous fédère pour pouvoir travailler pendant cette période d’élections locales dans des conditions beaucoup plus apaisées et sereines », a-t-il plaidé.

Plus urgent « de débattre de la ligne » des Républicains

Pour le maire de Nice, le choix d’un nouveau chef n’est pas encore une priorité « alors que nous n’avons pas su tirer les conséquences de notre échec à l’élection présidentielle, il y a deux ans » ni « de notre échec aux européennes ». Selon Christian Estrosi, il est plus urgent « de débattre de la ligne », dont il a fustigé celle, très conservatrice, de Laurent Wauquiez. « Est-ce que l’on va rester un parti sectaire », a-t-il interrogé.

Il y a quelques jours, l’élu estimait déjà que Les Républicains devaient « rompre avec l’idée de faire route tous seuls », y compris se préparer à « exercer des responsabilités gouvernementales » dans des « coalitions » avec la majorité.