Renaud Dutreil, le député de la Marne vivant à New York, démissionne

POLITIQUE Depuis le 1er septembre et sa prise de fonction à la tête de la filiale américaine de LVMH à New York, l'ancien ministre vivait outre-atlantique...

V.G.

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La candidate socialiste Adeline Hazan l'emporterait au second tour de l'élection municipale à Reims face aux anciens ministres Renaud Dutreil, candidat de l'UMP, et la dissidente Catherine Vautrin, selon un sondage TNS-Sofres paru jeudi dans le quotidien L'Union.
La candidate socialiste Adeline Hazan l'emporterait au second tour de l'élection municipale à Reims face aux anciens ministres Renaud Dutreil, candidat de l'UMP, et la dissidente Catherine Vautrin, selon un sondage TNS-Sofres paru jeudi dans le quotidien L'Union. — Francois Nascimbeni AFP/Archives

La situation était ubuesque. Renaud Dutreil a décidé ce mardi d'y mettre fin en démissionnant de son mandat de député de la Marne. Depuis le 1er septembre et sa prise de fonction à la tête de la filiale américaine de LVMH, l’ancien ministre, qui avait annoncé début août son retrait de la vie politique, travaillait à New York. Bien loin de Paris.

Un constat qu'avait fait avec virulence Bernard Accoyer, le président de l'Assemblée nationale, la semaine dernière: «Eloigné de sa circonscription et du Palais Bourbon, Renaud Dutreil ne semble plus à même de remplir de façon acceptable les obligations d'un parlementaire.»

Le rappel à l'ordre a porté ses fruits. Dans une lettre à Accoyer, l'ancien ministre explique sa démission par ses «responsabilités professionnelles» qui le «tiennent éloigné de l'Assemblée nationale». Une législative partielle aura lieu dans les trois mois pour élire le successeur de Renaud Dutreil.

Un rapport à terminer

Interviewé vendredi par «Le Parisien», Renaud Dutreil expliquait ainsi sa lenteur à rendre son tablier: «Je dois terminer un rapport sur la politique africaine de la France et le remettre à la commission des Affaires étrangères. Dès que je l’aurai remis, début octobre, je démissionnerai.»

Il promettait alors de revenir deux à trois jours tous les quinze jours en France pour travailler ses dossiers. Le coup de sang de Bernard Accoyer aura accéléré ses adieux à la politique française. Et ce, malgré un communiqué ce mardi de Bernard Karouchi, secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, qui demandait à Dutreil de finir son rapport avant de démissionner.