Des militants Républicains lors d'un discours de Laurent Wauquiez, le 26 mai 2019.
Des militants Républicains lors d'un discours de Laurent Wauquiez, le 26 mai 2019. — Jacques Witt/SIPA

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Les Républicains: Jean Leonetti veut une élection du nouveau président en septembre-octobre

Les statuts prévoient une élection 65 jours maximum après la démission du président, soit… en plein mois d’août

Jean Leonetti, président par intérim des Républicains après la démission de Laurent Wauquiez, veut organiser une élection du nouveau président du parti en septembre-octobre et ne croit pas à la solution d’une direction collégiale d’ici-là.

« On ne va pas faire une élection au début du mois d’août, donc je pense qu’à la rentrée, au mois de septembre-octobre, on a la possibilité à ce moment-là de mettre sur la table les idées et de choisir une nouvelle direction », a expliqué mardi sur France 2 le vice-président délégué de LR.

La direction collégiale écartée

Il souhaite ainsi entériner le consensus qui semble se dessiner au sein du parti sur l’idée d’élire un nouveau président à la rentrée, bien que les statuts prévoient un scrutin « dans les cinquante jours au moins et soixante-cinq jours au plus tard après l’ouverture de la vacance », soit au mois d’août.

Interrogé sur l’idée d’une direction collégiale, il a estimé que dans ce cas de figure « on ne sait plus qui fait quoi ». « On a vécu ça dans le passé, après la démission de Jean-François Copé (…), ça a fini dans la confusion, et finalement ça n’a pas apporté de la clarté, c’est une mauvaise idée », a critiqué Jean Leonetti.

« Le parti peut mourir »

« Il y a des statuts (…), je n’ai pas l’intention de faire un intérim de 10 ans », a assuré l’ancien ministre et maire d’Antibes qui veut, pendant cette période, « faire émerger un rassemblement sur les idées et puis une élection qui amène un nouveau président ». Il a précisé qu’il ne serait pas lui-même candidat à cette élection. Selon lui, le parti « peut mourir si on ne pense qu’à des personnes et qu’on oublie les idées, si on ne pense qu’à une thématique et qu’on oublie le problème général de tous nos citoyens ».

Jean Leonetti a également salué la « démarche intelligente et pragmatique » du président du Sénat Gérard Larcher qui réunit mardi à Paris plusieurs hiérarques de la droite et du centre. Selon lui elle « pose la question en termes de territoires » et est « complémentaire de la démarche de la reconstruction du parti ».