«Gilets jaunes»: A la veille des européennes, les manifestants avaient rendez-vous «chez Macron», à Amiens

QU'ILS VIENNENT ME CHERCHER Entre 800 et 2.000 « gilets jaunes » ont répondu à l’appel

20 Minutes avec AFP

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Des centaines de «gilets jaunes» s'étaient donné rendez-vous à Amiens.
Des centaines de «gilets jaunes» s'étaient donné rendez-vous à Amiens. — FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

Entre 800 « gilets jaunes », selon la préfecture de la Somme, et 2.000 selon les organisateurs, manifestaient samedi à Amiens, déterminés à « aller chercher Macron chez lui », en « prenant » sa ville natale à l’occasion de l’acte 28 de la mobilisation. « Puisqu’on nous empêche de prendre le palais de Macron, nous prendrons donc sa ville : Amiens », expliquaient depuis plusieurs jours les « gilets jaunes » dans un « appel national », largement diffusé sur les réseaux sociaux.

Dès 9 heures samedi, quelques centaines de « gilets jaunes » venus de Normandie, de Bretagne, des Hauts-de-France ou de la région parisienne, se sont rassemblés au parc de la Hotoie où était installé un « village festif », constitué notamment de stands associatifs et syndicaux.

Les forces de l’ordre mobilisées

Plusieurs personnalités, comme le député de la Somme François Ruffin, le comédien et ancien délégué CGT de Continental Xavier Mathieu, ou l’ex-Goodyear (CGT) Mickaël Wamen, étaient présents. Le cortège s’est ensuite élancé en début d’après-midi dans une ambiance festive. Les forces de l’ordre étaient très présentes à proximité du centre-ville, interdit aux manifestants.

Vers 14h45, quelques personnes ont jeté des projectiles sur une agence bancaire et sur l’hôtel Carlton dans le secteur de la gare. Les forces de l’ordre les ont dispersées à laide de gaz lacrymogènes. A 14 heures, la préfecture de la Somme comptabilisait 18 interpellations au total, à la suite de contrôles préventifs.