Municipales 2020 à Marseille: Même sans investiture, Bruno Gilles (LR) assure être «candidat jusqu’au bout» pour la mairie

MUNICIPALES Le sénateur LR Bruno Gilles a assuré jeudi matin « être candidat jusqu’au bout » pour la mairie de Marseille, alors que les Républicains n’ont pas encore investi de candidat

20 Minutes avec AFP

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Bruno Gilles en octobre 2017.
Bruno Gilles en octobre 2017. — BERTRAND LANGLOIS / AFP
  • Lors d’une conférence de presse, le sénateur LR Bruno Gilles a assuré « être candidat jusqu’au bout », alors que Les Républicains n’ont pas encore choisi leur investiture.
  • Il présentait les grandes lignes de sa campagne, centrée autour « de l’éthique, de la transparence et de la gouvernance ».
  • Bruno Gilles pourrait faire face à la candidature de la présidente du département et de la métropole, Martine Vassal, dans sa propre famille politique.

Premier et pour l’instant seul candidat de la majorité sortante à la mairie de Marseille, le sénateur LR Bruno Gilles a martelé jeudi qu’il « sera candidat jusqu’au bout » pour succéder à Jean-Claude Gaudin, qui ne brigue pas un 5e mandat. « Je suis candidat pour être maire de Marseille, pas candidat à la candidature, et je serai candidat jusqu’au bout », a-t-il insisté lors d’une conférence de presse, et ce quand bien même Les Républicains investiraient un autre candidat.

Déclaré depuis septembre, Bruno Gilles, par ailleurs président de la Fédération LR des Bouches-du-Rhône, pourrait voir se dresser face à lui Martine Vassal, la présidente du département et de la métropole, présentée comme l’héritière de Gaudin. Celle-ci a prévu une grande réunion de ses « amis » le 4 juillet, un rassemblement auquel Bruno Gilles assure ne pas avoir été invité.

« Ethique, transparence et gouvernance »

Maire de secteur pendant 22 ans, dans les 4e et 5e arrondissements de Marseille, jusqu’en 2017, Bruno Gilles a présenté jeudi le « triptyque » qui dominera sa campagne, autour « de l’éthique, de la transparence et de la gouvernance ».

Sur le thème de l’éthique, et notamment sur le cas d’André Malrait, adjoint au patrimoine de Jean-Claude Gaudin à la mairie, poursuivi en justice pour avoir mis à la location un studio insalubre, un ancien garage à deux roues transformé, Bruno Gilles a estimé qu’il n’avait pas à juger l’attitude du maire de Marseille, qui n’a pas démis son adjoint de ses fonctions : « Il revenait à André Malrait de présenter sa démission et au maire de l’accepter », a-t-il cependant affirmé.

Seulement deux candidats déclarés

Sur le thème du logement insalubre, incontournable à Marseille depuis la mort de huit personnes dans l’effondrement de deux immeubles rue d’Aubagne, au cœur de la ville, le 5 novembre, Bruno Gilles a souligné jeudi qu’il avait été « le seul de la majorité au conseil municipal à présenter ses excuses après ce drame ».

Excepté Bruno Gilles, seul Stéphane Ravier, lui aussi sénateur, a officiellement annoncé sa candidature pour briguer la mairie de Marseille, pour le Rassemblement national. Aucun candidat ne se dessine nettement sur le reste de la carte politique marseillaise, que ce soit au PS, à LREM ou chez les Insoumis.