Elections européennes: Voter RN «c'est la certitude de faire tomber le gouvernement», affirme Marine Le Pen

SCRUTIN Lors d’un meeting jeudi à Fessenheim, Marine Le Pen a affirmé vouloir constituer un «supergroupe» au Parlement

20 Minutes avec AFP

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Marine Le Pen lors d'un meeting jeudi 16 mais 2019, à Fessenheim (Haut-Rhin).
Marine Le Pen lors d'un meeting jeudi 16 mais 2019, à Fessenheim (Haut-Rhin). — AFP

Voter Rassemblement national aux élections européennes, c’est « la certitude de faire tomber le gouvernement » et de constituer un « supergroupe » souverainiste au Parlement européen, a déclaré Marine Le Pen lors d’un meeting jeudi à Fessenheim (Haut-Rhin).

« Le vote RN est la certitude de faire tomber le gouvernement et de stopper Emmanuel Macron, l’Europe de Macron, la politique de Macron, les méthodes de Macron », a développé la présidente du RN devant ses militants.

« Le vote RN est aussi la certitude, évidemment, que nos élus rejoindront les groupes nationaux en Europe pour constituer un supergroupe, le supergroupe du Parlement européen, et imposer la réforme tant attendue de l’Union européenne », a ajouté Marine Le Pen, qui doit participer à Milan ce samedi à une réunion de partis souverainistes.

Marine Le Pen a félicité Jordan Bardella

La cheffe du RN a aussi longuement « félicité » la tête de liste de son parti Jordan Bardella « pour avoir contrecarré hier à son débat » télévisé sur BFMTV son adversaire de la République en Marche Nathalie Loiseau, qui sont au coude-à-coude dans les sondages.

Jordan Bardella « l’a fait avec un calme, une efficacité et une solidité qui ont fait honneur à notre liste. Je tenais vraiment à le remercier d’avoir si bien représenté nos millions d’électeurs, notre mouvement, nos militants », a-t-elle souligné, en demandant de l’applaudir. Visant Nathalie Loiseau, la cheffe du RN a fustigé « la représentante de l’oligarchie En Marche, plutôt en rame, face à un fils du peuple en forme. Une parole monocorde sans âme, sans joie, et sans vie ». Marine Le Pen a assuré enfin que le RN « se battrait » pour que la ville voisine de Strasbourg « abrite les institutions (…) de notre Europe » et dit qu’elle ne « voulait pas » que la région Grand Est devienne « le landër du Grand Est ».