Elections européennes: Temps de parole, affiches ou professions de foi... Comment la campagne va-t-elle se dérouler?

SCRUTIN Pour ce scrutin européen, 34 listes (un record !) ont été validées en France

Lucie Bras

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Un drapeau européen au centre de drapeaux de paus membre de l'UE (image d'illustration).
Un drapeau européen au centre de drapeaux de paus membre de l'UE (image d'illustration). — PHILIPPE HUGUEN / AFP
  • La campagne pour les élections européennes est lancée ce lundi.
  • L’élection aura lieu le 26 mai en France métropolitaine, la veille dans les régions d’outre-mer.
  • Du temps de parole aux professions de foi, les 34 listes doivent respecter des règles très précises fixées par la loi française.

C’est parti pour la campagne des élections européennes ! A moins de 15 jours du scrutin, le compte à rebours est lancé, le traditionnel décompte du temps de parole des candidats aussi. A la télévision, à la radio et dans les rues, les 34 listes vont pouvoir diffuser leurs idées jusqu’à la veille du vote… mais pas n’importe comment. 20 Minutes fait le point sur cette organisation millimétrée.

Un scrutin sur deux jours dans le monde entier

Ce scrutin, qui ne comporte qu’un seul tour, aura lieu le 26 mai en France métropolitaine. Dans une partie des régions d’outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon et Polynésie française) ainsi que sur le continent américain, il se tiendra le 25 mai. La campagne s’achèvera la veille du scrutin à minuit. Au total, 46,9 millions de personnes sont inscrites, selon l’Insee, sur les listes électorales françaises mi-avril, dont 1,3 million résidant hors de France.

A la télévision ou à la radio, des temps de parole calculés à la seconde près

A partir de mardi, des spots vont être diffusés chaque jour à la télévision, à des moments-clefs : après les journaux télévisés, dans la matinée et l’après-midi.

Le CSA s’est lancé dans de véritables comptes d’apothicaires pour déterminer le temps de parole de chaque parti, selon nos confrères du Monde. Dans une décision publiée au Journal officiel le 10 mai, le CSA a annoncé la répartition des 309 minutes de temps d’antenne entre chacune des 34 listes enregistrées. Mais pas à égalité. Si chaque liste a droit à une durée d’émission forfaitaire de trois minutes, la réglementation ajuste le temps d’audience en fonction de certains critères : le nombre de députés, de sénateurs et de députés français qui déclarent soutenir la liste au Parlement européen, les sondages d’opinion publiés entre le 24 avril et le 7 mai ou encore les résultats obtenus par les partis les soutenant aux européennes de 2014.

Résultat : une domination écrasante de la liste Renaissance (LREM, Modem) avec 55 minutes 53 secondes de temps d’antenne, 48 minutes 11 secondes pour le Rassemblement national, 38 minutes 20 secondes pour la liste soutenue par Les Républicains ou 18 minutes 37 secondes pour La France insoumise. Parmi les « petites listes », 21 d’entre elles bénéficieront de 3 minutes 33 secondes de visibilité. Toutes les dépenses liées à la campagne audiovisuelle officielle sont prises en charge par l’État. 

Trois soirées de débats sont également programmées, comme le relève Franceinfo : le 20 mai sur LCI, le 22 mai sur France 2 et le 23 mai sur BFMTV.

Affiches et professions de foi, un exercice strictement encadré

Les affiches des 34 listes des européennes doivent être présentes sur chaque lieu de vote. Une règle parfois difficile à respecter pour certaines municipalités qui manquent de place, au vu du nombre record de listes candidates.

Les professions de foi des candidats vont aussi arriver dans les boîtes aux lettres des Français. Très strictement encadrés, ces documents doivent être imprimés sur un papier au grammage précis et selon un format défini. Ils ne doivent pas faire figurer les couleurs du drapeau français, à l’exception des logos politiques.

Les listes électorales désormais complètes

Pour s’inscrire, c’est malheureusement trop tard : les citoyens avaient jusqu’au 31 mars 2019 pour le faire. En cas de doute, le gouvernement a mis en place un site Internet pour les votants (accessible ici), afin de vérifier son inscription et le bureau de vote auquel il est affilié.