Non, Aurore Bergé n'a pas envisagé de retirer leur droit de vote aux retraités

FAKE OFF La députée et porte-parole de La République en marche fait de nouveau l'objet d'une citation parodique prise au sérieux par de nombreux internautes

Alexis Orsini

— 

Aurore Bergé, députée et porte-parole LREM, à l'Assemblée nationale.
Aurore Bergé, députée et porte-parole LREM, à l'Assemblée nationale. — Jacques Witt/SIPA
  • Sur Facebook, Aurore Bergé, députée et porte-parole de La République en marche, fait l'objet de vives critiques sur des propos qui lui sont prêtés.
  • Des internautes lui prêtent cette phrase : « Les retraités votent pour décider de l'avenir de notre pays alors même qu'ils n'en feront plus partie, il faut que cela change ».
  • Il s'agit en fait d'une citation parodique du compte Twitter « Journal de l'Elysée », qui est prise au sérieux depuis sa réutilisation hors contexte sur les réseaux sociaux.

Et une polémique de plus. Aurore Bergé, députée des Yvelines et porte-parole de La République en marche (LREM) fait de nouveau l’objet de vives critiques sur les réseaux sociaux, à cause d’une citation parodique… qui est prise au sérieux.

« Il convient de s’interroger sur la légitimité de ceux qui contestent nos choix politiques (…) Les retraités votent pour décider de l’avenir de notre pays alors même qu’ils n’en feront plus partie, il faut que cela change » aurait-elle ainsi affirmé, à en croire cette publication virale qui donne lieu à de nombreux commentaires indignés.

FAKE OFF

Il s’agit en réalité d’une citation humoristique originellement publiée le 5 mai par le compte Twitter Journal de l’Elysée, spécialisé dans ce type de propos parodiques (notamment sur Aurore Bergé).

La capture d’écran accompagnant ces propos a ainsi contribué à entretenir la confusion une fois le post repris hors contexte, alors qu’elle est tirée d’une interview donnée sur RTL en août 2017, où il n’était nullement question des retraités.

En février, Aurore Bergé annonçait à 20 Minutes qu’elle porterait désormais plainte systématiquement contre les internautes qui diffusent sciemment ces propos inventés.