Elysée: Un chauffeur d’Emmanuel Macron écarté après avoir pris la fuite à la suite d'un excès de vitesse

PRESIDENT Le chauffeur du président n’a pas été mis à pied par l’Elysée mais a été écarté de ses fonctions de conducteur

J.-L. D.

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La voiture présidentielle et son escorte dans la cour de l'Elysée.
La voiture présidentielle et son escorte dans la cour de l'Elysée. — PATRICK KOVARIK / AFP

Selon Mediapart, l’un des chauffeurs d' Emmanuel Macron, coupable d’un excès de vitesse, avait refusé d’obtempérer et de s’arrêter, prenant la fuite au volant. Une information que Le Parisien a confirmée de son côté samedi.

Les faits remonteraient au 27 février. Le chauffeur, qui n’est pas en service à ce moment-là, appuie un peu trop sur le champignon à Sèvres, dans les Hauts-de-Seine. Malgré les demandes de la police de s’arrêter, le gendarme et membre du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) refuse de s’arrêter.

Pas de mise à pied

Problème pour lui, un policier a le temps de relever la plaque d’immatriculation du véhicule banalisé. Apprenant la nouvelle, l'Elysée ne met pourtant pas à pied le chauffeur amateur de vitesse, qui travaille toujours pour le Palais.

Un gendarme a été écarté « à titre conservatoire » de ses fonctions de chauffeur auprès d’Emmanuel Macron et affecté à d’autres missions, a indiqué dimanche l’Elysée, attendant l’issue d’une procédure judiciaire pour « refus d’obtempérer » lors d’un contrôle de police pour excès de vitesse.

Passible de trois mois d’emprisonnement

« L’agent n’exerce plus les fonctions de conducteur » mais reste toutefois au sein du GSPR, où il « a été affecté à des missions de sécurité », a précisé l’Elysée, confirmant l’information de Mediapart.

Le chauffeur sera jugé le 13 janvier 2020 par la onzième chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Nanterre. Il est passible de trois mois d’emprisonnement et de 3.750 euros d’amende.