«Gilets jaunes»: La facture des mesures atteint 17 milliards d'euros, selon Le Maire

ECONOMIE Sur France 2, le ministre de l’Economie et des Finances a par ailleurs promis compenser en partie cette facture par des mesures d’économies sur la dépense publique

B.D. avec AFP

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Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire à l'Assemblée nationale, le 14 novembre 2018.
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire à l'Assemblée nationale, le 14 novembre 2018. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Le coût total des mesures annoncées par Emmanuel Macron pour répondre au mouvement des « gilets jaunes » s’élève à près de « 17 milliards d’euros », a indiqué ce mardi le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire.

« Au total, on est sur 17 milliards d’euros environ », a déclaré le ministre sur France 2, en promettant de compenser en partie cette facture par des mesures d’économies sur la dépense publique.

Quelques centaines de millions d’euros pour la retraite minimum

Sur ces 17 milliards, dix milliards correspondent aux mesures « annoncées en décembre » par le chef de l’Etat, comme la revalorisation du Smic et la défiscalisation des heures supplémentaires, entrées en vigueur en janvier 2019, a détaillé le ministre. A ces dix milliards s’ajoutent les cinq milliards de baisse d’impôt sur le revenu, prévus pour 2020, et le coût de la réindexation sur l’inflation des petites retraites, chiffré par Bercy à 1,4 milliard d’euros.

Selon le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, la mise en place d’une retraite minimum de 1.000 euros, annoncée jeudi dernier par Emmanuel Macron, devrait quant à elle coûter dans un premier temps quelques centaines de millions d’euros.

Des économies à faire notamment « sur les opérateurs publics »

« Les baisses d’impôts seront notamment financées par une baisse de la dépense publique », a par ailleurs souligné Bruno Le Maire, en assurant que des économies pouvaient notamment « être faites sur les opérateurs publics ».

Ces propos interviennent alors que plusieurs membres de l’opposition, mais aussi certains économistes, ont fait part ces derniers jours de leur scepticisme sur le financement de ces mesures, estimant qu’elles allaient entraîner une aggravation du déficit public.