La commission des conflits de LREM va de nouveau se pencher sur le cas Agnès Thill

DIVERGENCES En février, Agnès Thill avait déjà été entendue une première fois pour ses déclarations anti-PMA mais n’avait reçu qu’une simple « mise en garde »

20 Minutes avec AFP

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Agnes Thill à l'Assemblée nationale, le 2 avril 2019.
Agnes Thill à l'Assemblée nationale, le 2 avril 2019. — Jacques Witt/SIPA

La République en marche se saisit à nouveau du cas Agnès Thill. Le délégué général de La République en Marche, Stanislas Guerini a annoncé ce lundi qu’il allait de nouveau saisir la commission des conflits du parti pour instruire le cas de la députée après ses propos sur le secrétaire d’Etat Gabriel Attal.

Reprenant un article du journal Têtu qui fait part du « coming out médiatique » du secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education Gabriel Attal sur son homosexualité, la députée Agnès Thill, qui a multiplié les prises de position contre l’ouverture de la PMA aux couples lesbiens et aux femmes seules, a tweeté la semaine dernière : « Au moins la couleur est annoncée. #bioéthique en juin ». « Chacun de tes tweets t’éloigne de ce que nous sommes », avait répliqué mercredi le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner.

« Mise en garde » sur sa position anti-PMA

« Il doit y avoir une liberté de vote et y compris une liberté d’expression » concernant la révision des lois sur la bioéthique qui comprend notamment un volet sur la PMA, « mais il doit y avoir aussi des débats apaisés sur ces questions-là », a plaidé lundi Stanislas Guerini sur France Inter. « Je constate effectivement que par ses propos, elle ne permet pas ce débat apaisé, donc oui, nous avons une commission des conflits au mouvement la République en marche, je la saisirai à nouveau pour que cette commission sereinement puisse instruire son cas », a-t-il annoncé.

En février, Agnès Thill avait été entendue une première fois par la commission des conflits pour ses déclarations anti-PMA mais n’avait reçu qu’une simple « mise en garde » après s’être engagée « à faire attention à ses propos ».

Un sujet présenté à l’été

L’ouverture de la PMA aux couples lesbiens et aux femmes seules a été défendue durant la campagne présidentielle par Emmanuel Macron. Le sujet, inscrit dans la future révision des lois de bioéthique, devrait être présenté avant l’été en conseil des ministres.

« Nous avons des choix importants à faire sur la PMA, je souhaite que ce texte ne soit pas trop retardé et donc s’il faut prioriser, je ferai la PMA avant l’audiovisuel », a précisé Stanislas Guerini à propos du calendrier parlementaire, en reconnaissant que la mise en œuvre des annonces d’Emmanuel Macron sur la sortie du grand débat allait nécessiter de « prioriser » les textes. « Notre majorité est en réalité très sûre d’elle sur le fait de vouloir faire cette promesse présidentielle (de la PMA pour toutes), nous allons le faire », a assuré Stanislas Guerini.