Conférence d'Emmanuel Macron: «Le président du Cese salue la transformation de l'institution»

LIVE Cinq mois après le début de la crise des « gilets jaunes » et trois semaines après la fin du « grand débat national », le président de la République est attendu ce jeudi, à 18h sur de multiples dossiers… Suivez son intervention avec nous

Fabrice Pouliquen

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Emmanuel Macron, en conférence de presse dans la salle des fêtes de l'Elysée, le 25 avril 2019.
Emmanuel Macron, en conférence de presse dans la salle des fêtes de l'Elysée, le 25 avril 2019. — Jacques Witt/SIPA

L'ESSENTIEL 

  • A 18h, ce jeudi, Emmanuel Macron prendra la parole à l’Elysée pour une déclaration d’une vingtaine de minutes qui sera suivie d’un échange de deux heures avec plusieurs centaines de journalistes français et étrangers.
  • Pour sa première conférence de presse à l’Elysée, Emmanuel Macron dévoilera ses enseignements du grand débat qu’il avait lancé le 15 janvier. Objectif ? Eteindre la crise des « gilets jaunes » et relancer son quinquennat à un mois des Européennes.
  • Des clarifications sont également attendues, au cours de cette conférence, sur un possible allongement de la durée du travail, le projet de suppression de l’ENA, ou l’arrêt des fermetures d’écoles et hôpitaux, trois éléments qui avaient fuité ces derniers jours.

A LIRE AUSSI 

A VOIR

 

23h : Ce live est désormais terminé... 

Merci de l'avoir suivi avec nous. Pour rappel, voici ce qu'il faut retenir de la conférence de presse d'Emmanuel Macron: 

 

22h57 : Le président du Cese salue la transformation de l'institution annoncée par Emmanuel Macron

L'annonce par Emmanuel Macron de la transformation du Conseil économique, social et environnemental en un Conseil de la participation citoyenne, avec des citoyens tirés au sort, a été saluée jeudi par le président de l'institution, Patrick Bernasconi, qui y voit un « aboutissement », rapporte l'AFP.

Cette réforme « est l'aboutissement du projet de transformation de l'institution mené sous la mandature actuelle », a réagi Patrick Bernasconi dans un communiqué, estimant que « si le CESE a longtemps été décrié, c'est parce qu'il a mal été utilisé ».

« Notre Conseil est une institution d'une grande modernité: la présence de citoyens tirés au sort aux côtés de la société civile organisée, et le renforcement des prérogatives de consultation en amont des projets de loi nous permettront de jouer pleinement notre rôle et d'aller plus loin pour répondre aux attentes de renouvellement démocratique et de renforcement de la participation citoyenne exprimées par les Français », a-t-il ajouté.

Patrick Bernasconi rappelle que dans sa contribution au grand débat national, adoptée le 12 mars dernier, le CESE avait expérimenté le tirage au sort citoyen, avec la participation de 28 citoyens à ses travaux. « Nous sommes prêts, en amont de la réforme constitutionnelle, à prendre part à ce renforcement de la démocratie participative, et ce, dès le mois de juin, avec la convention citoyenne sur la transition écologique », conclut-il.

22h54 : Jacline Mouraud, une des figures des « gilets jaunes » salue « le travail réalisé » mais déplore les « grands oubliés de la Nation »

«Je salue le travail réalisé, c'est un fait: ils ont planché sur le sujet! (...) Mais les grands oubliés de la Nation sont les travailleurs pauvres, les agriculteurs, les temps partiels, les précaires, tous les ubérisés de la société », , a réagi la « gilet jaune » Jacline Mouraud dans un communiqué.

22h50 : « Il est temps à présent de préparer sérieusement l'après Macron », pour le député LFI Adrien Quatennens

 

22h48 : Dans un communiqué de presse, Florian Philippot, fondateur des Patriotes, juge qu'Emmanuel Macron est « passé totalement à côté de cette prise de parole pourtant très attendue »

 

22h45 : Du côté de la majorité, Gilles Le Gendre salue l’exercice « réussi » d’Emmanuel Macron et Stanislas Guerini, le « cap clair » fixé

Le chef de file des députés LREM, Gilles Le Gendre a réagi auprès de l’AFP après la conférence de presse d’Emmanuel Macron : « Le Président était très attendu et il a réussi l’exercice en fixant un cap et en apportant des réponses concrètes aux problèmes exprimés par les Français lors du grand débat national : impôt sur le revenu, retraites, école, grande dépendance. Il décide d’aller plus loin et plus vite pour réussir les grandes transitions de notre société : écologie, numérique, vieillissement, temps de travail ».

Invité du JT de France 2, Stanislas Guerini, délégué général de LREM estime que le président a fixé : « un cap clair, une révolution de méthode et des annonces concrètes ».

 

22h38 : Pour Nicolas Bay et Sébastien Chenu du Rassemblement national, Emmanuel Macron n’a « toujours rien compris » et « ne change pas »

 

22h09 « Un cap clair et réaffirmé, un changement de méthode pour donner plus de pouvoir aux Français », juge Aurore Bergé

« Un cap clair et réaffirmé, un changement de méthode pour donner plus de pouvoir aux Français sur la vie démocratique, pour refaire nation. Une refondation pour un pays plus humain. Plus de libertés, plus de protections nouvelles, plus de transformations », a déclaré la députée LREM auprès de l’AFP

22h05 : L’Unsa « restera vigilante et combative », fait savoir son secrétaire général du syndicat Laurent Escure

 

22h01 Pascal Canfin salue « deux réformes clés » pour « accélérer la transition »

Pascal Canfin, numéro deux sur la liste LREM pour les européennes, a salué auprès de l'AFP « deux réformes clés » pour « accélérer la transition »: « la conférence de citoyens va permettre de sortir des blocages en partant des demandes concrètes » tant en matière de logement ou de transports, et le « conseil de défense économique va rassembler les ministères clés pour la transition" ( économie, logement, agriculture...) ».

21h57: Dans un communiqué commun, les Communes, Départements et Régions attendent une clarification après la conférence de presse d'Emmanuel Macron

 

21h55 : Pour Philippe Martinez, Emmanuel Macron est « fidèle à ce qu'il fait depuis qu'il est élu»

Interrogé par nos confrères de Franceinfo, Philippe Martinez estime que le président est resté « fidèle à ce qu'il fait depuis qu'il est élu : "Je vous écoute, mais je continue"». Le secrétaire général de la CGT a noté deux axes forts : « Il confirme que nous allons partir en retraite plus tard. Et cet appel du pied à la droite voire l'extrême droite sur les questions d'immigrations.»

21h46 : « Ce n’est pas une conférence de presse, c’est un appel à descendre dans la rue », estime Olivier Besancenot

 

21h42 : En réponse aux annonces d'Emmanuel Macron, Priscillia Ludosky, une des figures des « gilets jaunes » a tweeté les dates des prochaines manifestations

 

21h36 : Yannick Jadot regrette que le président n'ait « pris la mesure des enjeux » en matière d'écologie

 

 

21h32 : « Je n'ai pas compris un mot des solutions que Macron n'a pas proposées ce soir...», juge Jordan Bardella

 

Pour la tête de liste du Rassemblement National aux élections européennes, Emmanuel Macron n'a « n'a rien dit ni rien apporté sur ce qu'attendaient les Français ».

 

21h28 : Macron « n'écoute pas le peuple des ronds-points», estime le député RN Gilbert Collard

 

21h21 : Pour Olivier Faure, Emmanuel Macron n'a apporté que des « petites réponses » au grand débat

 

 

21h13 : « Ce grand oral a accouché d’un grand vide, d’un grand flou », estime Guillaume Peltier (Les Républicains)

 

Le premier vice-président des Républicains a réagi au micro de RTL aux annonces du président Emmanuel Macron : « Nous avons à l’heure qu’il est, plus de questions de réponses… »

 

21h07 : Invité au JT de France 2, Laurent Wauquiez dénonce le manque « de piste sérieuse » parmi les annonces d’Emmanuel Macron

 

Pour le patron des Républicains, invité du journal télévisé de France 2, les annonces du président ne sont que des « petites corrections » et que « les cadeaux d’aujourd’hui seront les impôts de demain ».

 

20h59 : Pour Manon Aubry, « Macron a peut-être entendu, mais il n'a rien compris »

 

La tête de liste de La France insoumise aux Europénnes est notamment revenue sur les propos du président concernant la durée effective du travail pour les salariés européens.

 

20h55 : Pour Jean-Luc Mélenchon, ce discours n’a pas conclu « la crise politique », il l’a même plutôt « relancée »

 

20h52 : Les réactions politiques se succèdent

« Où est la vision à la hauteur de la crise sociale et de l’apocalypse écologique ? Certaines mesures sont bienvenues, d’autres non. Mais rien n’est au niveau du moment que nous traversons. Tout était dit à la 5ème minute : pas de fausse route, pas de nouveau cap », estime Raphaël Glucksmann, tête de liste Place publique – PS.

Dans une vidéo partagée sur son compte Twitter, Benoît Hamon, lui, estime qu’Emmanuel Macron a fait l’inverse de ce que les Français attendaient.

 

20h47 : Emmanuel Macron « n’a pas écouté ce qu’on a dit », estiment les « gilets jaunes » Maxime Nicolle et Jérôme Rodrigues

Emmanuel Macron « n’a pas écouté ce qu’on a dit », ont réagi des figures des « gilets jaunes », sceptiques face aux décisions annoncées. « Il n’a pas écouté ce qu’on a dit dans la rue depuis cinq mois », a déclaré Maxime Nicolle. « Il a commencé son allocution par dire que ce qu’il avait fait depuis deux ans c’était très bien et qu’on l’avait pas compris. Nous, on a très bien compris, il est incapable d’un mea culpa. »

« Tout est repoussé, tout est vague, rien n’est précis, donc samedi on lui montrera que nous aussi on sait faire les choses en profondeur et le 1er mai aussi », a-t-il lancé, appelant à de nouvelles manifestations. « Ça sonne creux. Au fond, il garde le cap », a réagi Jérôme Rodrigues, autre figure du mouvement. « C’est un bon tchatcheur, il vendrait du sable à un berbère dans le désert, mais ça ne prend pas. »

20h26 : Emmanuel Macron clôture sa conférence de presse

Il s’agissait du premier exercice du genre pour Emmanuel Macron en tant que président. « Il y en aura d’autres dans les deux ans », dit le président.

20h28 : Des regrets sur Alexandre Bennalla?

C'est la dernière question à laquelle répondra Emmanuel Macron«Est-ce que je regrette d'avoir embauché Alexandre Benalla? Non, répond-il. Il a commis de nombreuses fautes, mais il n'a pas été protégé par la justice. Je ne regrette pas les choix fait à d'autres moments car je ne savais pas tout.» Il dit aussi lui en vouloir beaucoup aujourd'hui.

20h24 : Petite mise au point d’Emmanuel Macron sur les gilets jaunes

« Je considère et je respecte les gilets jaunes qui sont sortis dans la rue au début de cette crise ou qui étaient en sympatie avec ceux sortie dans la rue, commence le président. Mais je ne cède rien à ceux qui détruisent les institutions et veulent le pire. Au fond, ils veulent l’émeute et ne manifeste même plus.»

20h16 : Macron assume des « désaccords » et des « confrontations » avec l’Allemagne

« Sur le Brexit, nous n’avons pas tout à fait la même position avec Angela Merkel », a notamment souligné le président de la République.

 

20h14 : 24 élèves par classe, une annonce saluée mais…

Emmanuel Macron a tenté jeudi de rassurer une communauté éducative sur le qui-vive en s’engageant à ne fermer aucune école jusqu’à la fin de son mandat et à limiter le nombre d’élèves par classe pour la petite enfance.

Le chef de l’Etat a également annoncé vouloir limiter à 24 le nombre d’enfants par classe en grande section de maternelle, CP et CE1, et étendre à la grande section de maternelle, dans les quartiers défavorisés, le dédoublement des classes déjà mis en œuvre au CP et au CE1.

Salué sur le fond, ce chiffre de 24 élèves maximum suscite toutefois un certain scepticisme alors que la France est à la traîne sur les effectifs en classe parmi les pays industrialisés.

 

20h10: Que faut-il retenir de l'allocution du président Macron? 

20 Minutes vous récapitule tout... 

 

20h02 : « Je me fiche de la prochaine élection »

La réponse à Laurence Ferrari ? « Si c’était mon obsession, je chercherais à avoir une stratégie qui permettrait d’augmenter ma cote de popularité. Au moment où je vous parle, ce serait le meilleur moyen d’échouer. La question est de savoir ce que l’on fait aujourd’hui. Je me fiche de la prochaine élection. Je veux réussir ce mandat, furieusement, passionnément. Et pour le réussir, je dois assumer de prendre sans doute d’autres décisions impopulaires. »

19h58 : Chouette, y aura vingt minutes de rab'…

Son allocution, en début de conférence, devait durer vingt minutes. « Puisque j’ai fait vingt minutes de plus [plutôt 40 en réalité], je vous accorde vingt minutes de plus », indique Emmanuel Macron aux journalistes présents à l’Elysée. Laurence Ferrari en profite pour lancer sa question : serez-vous candidat en 2022 ?

19h56 : Petite explication de texte sur l'expression «premier de cordée»

 

19h45 : « Je ne crois pas du tout au rafistolage de l’ENA »

Êtes-vous oui ou non favorable à la suppression de l’ENA ? A cette question sans détour, Emmanuel Macron explique que « pour faire la réforme « de la haute fonction publique] que j’ai évoqué, il faut supprimer l’ENA. Je ne crois pas du tout, sur ce sujet, au rafistolage, à la réforme "un peu"… », estime Emmanuel Macron. Si vous gardez les mêmes structures, les habitudes sont trop fortes. » Il dit ne pas vouloir stigmatiser l’ENA, qui a mis fin au copinage dans le recrutement des hauts fonctionnaires. Mais le président dit aussi la nécessité d’une réforme ambitieuse. « La mission de Mr Thiriez sera de soumettre au gouvernement des propositions très claires pour refonder le recrutement de nos hauts fonctionnaires, les modes de formation et les gestions de carrière », ajoute Emmanuel Macron.

19h45 : Nicolas Dupont-Aignan dénonce des «micro-mesures»

Les premières réactions à la conférence de presse du président de la République tombent... Celle notamment du président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan: 

 

19h42: « La France travaille en moyenne beaucoup moins que ses voisins

Pour justifier l'importance qu'il veut donner au thème du « travailler plus », Emmanuel Macron a déclare: « La France travaille en moyenne beaucoup moins que ses voisins : on commence plus tard, on part plus tôt et on travaille moins dans l’année. »

C'est inexact, rappellent les Décodeurs, le service fact-checking du Monde.

 

19h30 : Macron ne veut pas repousser l'âge légal de la retraite

Un ouf de soulagement dans la rédaction ! Mais s’il écarte cette hypothèse, il pose en revanche la question de « travailler plus longtemps ». A ce sujet, Emmanuel Macron ne veut pas revenir sur l’âge légal de la retraite à 62 ans. « Tant qu’on n’a pas réglé la question du chômage, reculer l’âge légal serait hypocrite. Quand aujourd’hui, on est peu qualifié ou que l’on vit dans une région en difficulté industrielle, bon courage déjà pour arriver à 62 ans… Ce serait hypocrite de demander à certaines personnes de travailler plus longtemps. »

« Par contre, travailler plus longtemps, ça peut se faire une autre manière, poursuit le président. Une piste est de regarder si on peut allonger la période de référence sans bouger l'âge légal pour avoir un système de décote qui incite à travailler davantage, mais sans forcer tout le monde.»

19h27: Emmanuel Macron s'explique sur son «travailler plus»

 

19h23 : Faut-il s’attendre à un grand débat permanent désormais ?

Va-t-on entrer dans un débat permanent ? Une démocratie directe entre vous et les Français ? A cette question d’un journaliste, Emmanuel Macron commence par rappeller ses réserves sur la démocratie directe. « Mais je crois que nous sommes entrés dans une phase où il faut bien davantage avoir des temps de délibérations, poursuit le président de la République. Cela ne veut pas dire que je vais faire au même rythme et à la même intensité des débats comme celui que je viens de faire, mais je vais de manière régulière, oui, débattre avec les élus et les citoyens. »

19h18 : « Je ne deviendrai pas celui qui cherche à plaire »

Si Emmanuel Macron estime que ce grand débat l’a changé, lui a montré la nécessité d’être plus humain, il n’entend pas pour autant devenir « celui qui cherche à plaire ». « Ce ne sera pas un service à rendre au pays », poursuit le président qui dit vouloir trouver un point d’équilibre entre « la nécessité d’être humain mais aussi à la hauteur de l’histoire ».

 

19h12 : « On peut réorganiser les services publics sans créer de nouveaux postes de fonctionnaires »

« Cette réorganisation de l’Etat, de la présence des services publics, nous pouvons le faire sans créer de nouveaux postes de fonctionnaires mais en tenant malgré tout les exigences de services publics, assure Emmanuel Macron. C’est possible parce que c’est beaucoup de bon sens et de la confiance faîte au terrain. Aujourd’hui, on a tellement concentré sur certains sujets les décisions au sommet de l’Etat qu’on en vient à faire des doubles instructions.

19h05 : « On attend beaucoup d’un chef d’Etat, parfois trop »

C’est le constat que dresse Emmanuel Macron. « Et on ne prend pas toujours conscience de ces attentes, indique-t-il. J’ai senti dans ma chair qu’on voulait que j’apporte des réponses. Cette conférence de presse est l’occasion « alors de mener un projet plus humain, plus enraciné. Nous avons peut-être parfois été trop vite, nous avons peut-être pas pris le tempsd'expliquer, de convaincre », constate le président qui dit «regretter» d'avoir pu paraître «dur».

Emmanuel Macron dit bien lancer un nouvel acte, « mais en aucun cas reculer sur ses ambitions ».

19h02: L'allocution du président est terminée... place aux questions des journalistes

Voilà déjà une heure que cette conférence de presse a débuté. On passe à la seconde phase : le jeu des questions-réponses avec la presse. L'Elysée annonçait deux heures de discussion. 

18h58 : « Il faut refonder Schengen »

Emmanuel Macron en vient aux frontières et à l’Europe. Le président dit vouloir « refonder Schengen, quitte à ce que ce soit avec moins d’Etats ». « Pour être ouvert, il faut avoir des limites, pour accueillir, il faut une maison, donc il faut des frontières. Avec le climat, c’est mon deuxième grand combat européen : c’est le combat en matière d’immigration. Nous devons profondément modifier notre politique d’immigration.»

 

18h50 : Macron veut mettre en place un « conseil de défense écologique »

Absente de son allocution initiale, Emmanuel Macron a eu finalement un mot pour l’écologie dans son intervention, toujours en cours. Il a annoncé vouloir mettre en place un « conseil de défense écologique ». « Il réunira l’ensemble des champs ministériels pour contrôler et agir dans tous les domaines face à l’urgence climatique », précise-t-il.

 

18h45 : Macron annonce la reconduction de la prime exceptionnelle défiscalisée

Si on veut corriger les injustices, il faut que le travail paie, poursuit Emmanuel Macron. C’est ce qui est attendu et nous l’avons beaucoup entendu. Là-dessus, nous avons fait beaucoup. Les baisses de cotisation, la défiscalisation des heures supplémentaires, la prime d’activité largement augmentée…» «Il nous faut aller plus loin, poursuit le président. A ce sujet, Emmanuel Macron dit vouloir une meilleure association des salariés aux résultats de l’entreprise par la réforme de l’intéressement et de la participation qui vient d’être conduite et la mise en place d'un revenu universel d’activité.» Le président parle aussi d'une réindexation des retraites de moins de 2000 euros.

 

18h41 : Déjà quarante minutes de discours…

Après la réforme de la démocratie, de la haute administration, après l’éducation… Emmanuel Macron en vient désormais au travail. Voilà quarante minutes qu’il a pris la parole. Sa prise de parole devait durer 20 minutes…

18h38 : « Les vraies inégalités sont les inégalités de naissance »

« Les plus grandes inégalités en France, ne sont pas celles fiscales », assure Emmanuel Macron. Il évoque bien plus « les inégalités d’origine, les inégalités de naissance. » Pour les combattre, cela se joue dans la petite enfance et l’éducation, estime Emmanuel Macron qui veut poursuivre l’allégement des classes. Emmanuel Macron veut aussi mieux former les professeurs et valoriser en profondeur cette profession.

Cet effort, le président dit vouloir aussi le poursuivre dan sl'enseignement supérieur, en développant des formations professionnelles courtes.» 

 

18h35 : Emmanuel Macron enchaîne sur la réforme de l’ENA

« Notre Haute fonction publique ne peut être tenu à l’écart d’une modification qui s’impose », dit Emmanuel Macron. Des changements sont à faire. En termes de recrutement déjà. Est-ce que notre haute fonction publique ressemble à la société dans laquelle nous sommes ? Non, ce n’est plus le cas. »

Au-delà du recrutement, Emmanuel Macron veut aussi transformer la formation des hauts fonctionnaires. En l’ouvrant davantage à la recherche académique notamment.

18h30 : « Il y a trop de fonctionnaires à Paris »

Emmanuel Macron en vient à la réforme territoriale, autre sujet brûlant. En la matière, le président de la République estime qu’il y a « trop de monde à Paris ». Il veut moins de fonctionnaires dans l’administration centrale, mais «plus de fonctionnaires sur le terrain, qui apportent des solutions.» «Dès le mois prochain, le Premier ministre devra présenter une profonde réorganisation de notre administration qui vise à donner plus de pouvoir au terrain», poursuit le président. Emmanuel Macron veut aussi dans chaque canton, d'ici la fin du quinquennat, «un endroit où l'on puisse trouver réponses aux difficultés qu'on rencontre. Cette maison s'appellerait France service.»

18h23 : Emmanuel Macron pas d'accord non plus sur le RIC

Sur le RIC (Référendum d'initiative citoyenne), une proposition poussée par les «gilets jaunes», une nouvelle fois, Emmanuel Macron repousse l'idée. «Telle qu'elle est proposée, cette proposition me semble remettre en cause le principe de démocratie représentative. Mais je crois malgré tout que nous devons donner  plus de place à la voix référendaire dans notre pays.» Le président souhaite ainsi aller plus loin sur le référendum d'initiaitive partagée, créée il y a onze ans. En simplifiant les règles.»

 

18h17 : Emmanuel Macron rejette l’idée du vote obligatoire

Emmanuel Macron exprime son souhait de renforcer le rôle des élus, celui des maires en particulier «qui sont les visages, le quotidien de la République». Il dit aussi vouloir améliorer la démocratie représentative. «Nous pouvons le rendre plus efficace.» « Les citoyens veulent participer d’avantage. Plusieurs questions ont émergé qu’il faut considérer. Comme celle du vote obligatoire. Je ne retiens pas l’option. Je ne pense pas que ce soit la solution et là où la mesure a été instaurée, elle a été difficile à faire respecter. »

Faut-il donner une reconnaissance particulière au vote blanc? Emmanuel Macron dit aussi ne pas retenir cette option. "Dans les moments difficiles de la démocratie, il faut choisir. Blanc, ça ne décide pas, c’est trop facile. Le vote blanc ne résout aucun problème ».

18h16 : un nouveau temps dans la mandature

Emmanuel Macron annonce un nouveau temps de sa mandature. Il veut lui donner un objectif simple : « Redonner une espérance de progrès à chacun en demandant à chacun d’y contribuer. » Emmanuel Macron veut relancer l’art d’être français, « être à la fois attaché à nos racines et embrasser l’avenir ». 

18h12 : Emmanuel Macron ne pense pas avoir fait fausse route

« Face à toutes ses inquiétudes, faudrait-il arrêter tout ce qu’on a fait depuis deux ans ? A-t-on fait fausse route ? Je ne le pense pas… », estime Emmanuel Macron qui pense que bien des orientations prises ces deux dernières années ont été justes. « Les fondamentaux de ces deux premières années doivent être poursuivis et même renforcés », dit-il. « Les premiers résultats commencent, ajoute-t-il.

18h09 : Que retient le gouvernement du mouvement des gilets jaunes ?

Emmanuel Macron assure « qu’on l’a tous entendu ce profond sentiment d’injustice. Sociale, fiscale, territoriale… Il y a ce sentiment, il faut y répondre. »

 

18h06 : « L’ordre public doit revenir »

« Je ne veux pas que les dérives de certains occultent les justes revendications des autres », déclare Emmanuel Macron, juste après avoir rappelé au retour à l’ordre public.

18h04: C'est parti

Emmanuel Macron est à l'heure... à quelques minutes près. Son discours commence par un récapitulatif de la crise des «gilets jaunes».

18h : L’acte II du quinquennat commence ?

« Plus rien ne sera comme avant », prévenait en tout cas Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement à propos de cette conférence de presse, premier exercice de ce genre pour Emmanuel Macron dans son mandat. Réponse dans quelques minutes…

17h55 : Edouard Philippe arrive à l’Elysée

Le Premier ministre vient tout juste d’arriver à l’Elysée, signe que les choses se précisent. Le gouvernement est au complet dans la salle des fêtes de l’Elysée. Ils seront situés de part et d’autre de l’estrade.

 

17h52 : Au fait, comment se déroulera cette conférence de presse ?

Emmanuel Macron doit prendre place à 18h dans la salle des fêtes de l’Elysée, devant 320 journalistes. Le président de la République commencera par une déclaration d’une vingtaine de minutes dans laquelle il tirera les principaux enseignements du grand débat national lancé le 15 janvier.

S’ensuivra une session de questions-réponses avec les journalistes accrédités. Celle-ci est prévue pour durer deux heures.

 

17h40 : Un peu d’écologie dans le discours ?

La transition écologique était la grande oubliée de la première allocution présidentielle qui a fuité dans la presse : la transition écologique. Emmanuel Macron devrait avoir rectifié le tir alors que des marches pour le climat et actions de désobéissance civile se sont multipliées ces derniers jours pour alerter l’exécutif sur cette urgence. Les associations environnementales, comme le Réseau action climat, l’attendent au tournant en tout cas.

 

17h40 : Faut-il s’attendre à des changements par rapport au texte initial ?

C’est la question qui agite ce jeudi de nombreux éditorialistes. Pour rappel, cette conférence de presse devait se tenir onze jours plus tôt. Mais l’incendie de la cathédrale Notre-Dame, qui s’est déclaré quelques heures avant la prise de parole, a bousculé l’agenda. Entre-temps, plusieurs éléments du discours du président de la République ont fuité dans la presse. A savoir la baisse des impôts pour les classes moyennes, la réindexation des petites et moyennes retraites, la garantie de l’État de ne pas fermer d’école ou d’hôpital, la suppression de l’ENA ou son énigmatique invitation à « travailler plus »…

 

Ces fuites ont permis à Emmanuel Macron de mesure la popularité ou l’impopularité de ces mesures. Aura-t-il profité de ces dix jours pour revoir sa copie ? Dans Le Figaro, Guillaume Tabard imagine mal en tout cas « qu’il sorte de son chapeau une idée révolutionnaire à laquelle il n’aurait pas pensé avant l’incendie de Notre-Dame ».

17h33 : Emmanuel Macron choisit la position assise

C’est du moins ce qu’on peut en conclure avec ce bureau blanc installé dans la salle des fêtes de l’Elysée où Emmanuel Macron prendra place d’ici peu. Ce n’était pas l’option prise par son prédécesseur, François Hollande :

 

17h30 : Dans trente minutes, Macron lance l’acte II de son quinquennat

Moment de vérité pour Emmanuel Macron. A 18h, dans le salon de l’Elysée, le président de la République prendra la parole puis répondra pendant deux heures à la presse afin de tirer les grands enseignements du débat national et tenter de trouver une porte de sortie à la crise des gilets jaunes.

Notre journaliste politique, Laure Cometti, est sur place, parmi les 320 journalistes accrédités.