Grand débat national: Avec son grand oral, Emmanuel Macron va tenter de convaincre les Français

MESURES Cinq mois après le début de la crise des «gilets jaunes» et trois semaines après la fin du «grand débat national», le président de la République est attendu ce jeudi sur de multiples dossiers

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron, le 11 avril 2019 à Bruxelles.
Emmanuel Macron, le 11 avril 2019 à Bruxelles. — SIPA

Dix jours après l'annulation de l'allocution présidentielle, en raison de l'incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris, Emmanuel Macron doit prendre la parole, ce jeudi, pour défendre les mesures avec lesquelles il espère relancer son quinquennat.

Pouvoir d’achat, retraites, démocratie, décentralisation, environnement, santé, ruralité… Cinq mois après le début de la crise des «gilets jaunes» et trois semaines après la fin du «grand débat national», le président de la République est attendu sur de multiples dossiers, dont certains très délicats  comme la durée du temps de travail.

Deux heures de questions-réponses avec les journalistes

Jeudi, dans la salle des fêtes de l’Elysée, à partir de 18 heures, le chef de l’Etat commencera sa première conférence de presse du quinquennat par une déclaration d’une vingtaine de minutes,qui «donnera des perspectives et un cap» à la lumière de la crise sociale et politiquebouleversant sa politique depuis l’automne, a détaillé l’Elysée.

Emmanuel Macron répondra aux questions des journalistes français et étrangers pendant environ deux heures. Un échange retransmis en direct sur les grandes chaînes de télévision, dont TF1 et France 2. Mais « ce ne sera pas un grand débat avec les journalistes », a averti son entourage, en faisant référence aux longues rencontres des derniers mois.

Les mesures déjà connues

Le président sera entouré par les membres du gouvernement, que le Premier ministre, Edouard Philippe, réunira en « séminaire » lundi prochain 29 avril, dans un format inédit associant des responsables de la majorité. Avec l’objectif de « très rapidement se mettre en ordre de bataille pour définir un calendrier (…) de mise en œuvre des annonces qui auront été faites », a expliqué la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye.

Une partie de ces mesures sont déjà connues, puisqu'elles ont fuité dans la presse à la suite de l’annulation in extremis de l’allocution présidentielle à cause de l’incendie de Notre-Dame le 15 avril.