Affaire Nathalie Loiseau: Pour elle, la polémique est «partie» de l'hebdomadaire d'extrême droite «Minute»

RESPONSABILITE La tête de liste LREM aux européennes a également affirmé que la polémique visait au fond Emmanuel Macron

20 Minutes avec AFP

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Nathalie Loiseau a été ministre des Affaires européennes de juin 2017 à mars 2019.
Nathalie Loiseau a été ministre des Affaires européennes de juin 2017 à mars 2019. — VILLARD/SIPA

Après les révélations de Mediapart sur la présence, dans le passé, de Nathalie Loiseau sur une liste étudiante d’extrême droite, la tête de liste de La République en marche (LREM) a affirmé, ce mercredi, que la polémique était « partie » de l’hebdomadaire Minute et visait au fond Emmanuel Macron.

« C’est faux : Mediapart a questionné Nathalie Loiseau sur le sujet en mars, avant la publication de l’article de l’hebdomadaire d’extrême droite Minute », a répondu, de son côté, Mediapart sur son site.

« Je n’ai jamais été d’extrême droite »

Qui profitera de cette polémique ? « L’extrême droite », a estimé Nathalie Loiseau, interrogée sur le plateau de Cnews. « Qui est-ce qu’on dérange aujourd’hui ? Devant qui est-ce qu’on est dans les sondages ? Qui est-on en train de mettre en difficulté ? L’extrême droite. » Revenant sur la manière dont sa présence passée sur une liste étudiante d’extrême droite a été révélée, elle a raconté s’être « exprimée la première fois le 12 avril, interviewée par Mediapart ».

Avant cela, « quand mon entourage m’a interrogée, la question venait de Minute ». Donc « Mediapart a recopié Minute. Et ça ne vous pose pas de question que la liste qui combat le plus efficacement l’extrême droite (…) soit attaquée par Minute ? Moi ça m’interroge, et on me dit "Minute dit que vous avez été d’extrême droite". J’ai répondu non ! Je n’ai jamais été d’extrême droite ». « C’est parti de Minute », a-t-elle insisté, jugeant, à propos de Mediapart, que « parfois on est l’idiot utile de quelqu’un ».

« Vous croyez qu’on s’intéresse à Nathalie Loiseau ? »

Interrogée pour savoir si Emmanuel Macron était finalement la cible réellement visée, elle a jugé que c’était « évident ». « Vous croyez qu’on s’intéresse à Nathalie Loiseau ? J’ai l’humilité de penser que mes opposants s’en fichent complètement », a-t-elle fait valoir en disant avoir le soutien du chef de l’Etat, et souhaiter « plus que jamais » rester tête de liste.

Nathalie Loiseau, qui avait déjà ciblé mardi le patron de Mediapart, Edwy Plenel, sur son passé d’extrême gauche, a de nouveau fustigé ceux qui « à 20 ans étaient trotskistes, maoïstes, considéraient que la révolution permettait tout », ainsi que « les petits procureurs journalistiques, qui se targuent d’être des justiciers ».