Pour Marine Le Pen, «les migrants, c'est comme les éoliennes»

IMMIGRATION Sur la question des migrants, la présidente du RN s’estime proche de la politique du ministre italien Matteo Salvini

20 Minutes avec agences

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La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen.
La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen. — Alain ROBERT/SIPA

Pour Marine Le Pen, les migrants, « c’est comme les éoliennes : tout le monde est d’accord pour qu’il y en ait mais personne ne veut que ce soit à côté de chez lui ». C’est ce qu’a affirmé ce dimanche la présidente du Rassemblement national (RN) pendant l’émission Le Grand Jury de RTL, Le Figaro et LCI.

Interrogée sur l’immigration, Marine Le Pen a estimé qu’elle était sur la même ligne que Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur d’extrême droite italien. « Je considère, comme Matteo Salvini, qu’il faut arrêter l’immigration », a-t-elle expliqué. « Et je suis parfaitement opposée, contrairement aux Républicains qui les votent en toutes circonstances, à la relocalisation forcée des migrants dans des pays qui ne souhaitent pas les accueillir. »

Ramener les migrants chez eux

Selon la figure de l’extrême droite française, la priorité est la protection des frontières nationales. « Nous pouvons nous servir de Frontex non pas comme une agence d’accueil des migrants […] mais comme d’un corps de garde-côtes européen qui interviendrait à la demande d’un Etat pour venir l’aider face à un afflux massif à un moment donné », propose-t-elle.

La présidente du RN a notamment été interrogée sur la situation du navire de l’ONG Sea-Eye, qui a débarqué 62 migrants à Malte ce samedi après avoir été refusé par l’Italie. Ils seront ensuite répartis entre l’Allemagne, la France, le Portugal et le Luxembourg. Pour elle, dans ce genre de cas, il faut « arraisonner, mettre en sécurité les migrants et les ramener dans leur port d’origine ».