Brest: Le maire placé en garde à vue dans une affaire de détournement de fonds publics

POLITIQUE François Cuillandre est ressorti libre mais deux ex-adjoints municipaux ont été mis en examen

M.Pa avec AFP

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François Cuillandre est à la tête de la ville de Brest depuis 2001.
François Cuillandre est à la tête de la ville de Brest depuis 2001. — FRED TANNEAU / AFP

Coup de tonnerre à Brest ! Le maire, François Cuillandre, a été placé en garde à vue et auditionné par la police judiciaire, mardi matin, dans le cadre de l’enquête sur le versement des indemnités des élus PS. Il est ressorti libre en milieu d’après-midi.

Deux anciens adjoints mis en examen

Deux de ses anciens adjoints brestois, Alain Masson, également ex-premier vice-président de la métropole, et Jean-Luc Polard, ont aussi été placés en garde à vue. Présentés à un juge d’instruction mardi soir, ils ont été mis en examen, le premier pour « abus de confiance » et le second pour « complicité d’abus de confiance », indique Le Télégramme.

À la suite de révélations du Télégramme, le parquet de Brest avait ouvert en mai 2018 une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics. Dans son viseur, la gestion des indemnités des élus socialistes de la métropole par l’intermédiaire de l’association Vivre à Brest. Les élus PS versaient leurs indemnités dans un pot commun avant une redistribution selon les montants.

La gestion des indemnités des élus PS en cause

Mais selon l’enquête, Alain Masson aurait perçu durant au moins quatre ans son indemnité d’élu municipal et communautaire (4.400 euros net) en plus d’une somme mensuelle de 3.470 euros, prise dans le pot commun. De plus, le versement de cette somme n’aurait pas été décidé à l’issue d’un vote de l’association et n’aurait pas été déclaré au fisc.

Les deux anciens élus avaient démissionné de leur mandat dans le cadre de cette affaire. François Cuillandre, qui n’avait selon ses dires plus aucun rôle dans Vivre à Brest depuis 2001, avait affirmé avoir été « trahi » par Alain Masson. Le maire assurait cependant qu’« aucun euro n’avait été détourné au détriment des Brestois ».