Grand débat national: «Pas d’unanimité» sur le RIC et l’ISF, d’après les ministres coordinateurs

ON FAIT LE BILAN Emmanuelle Wargon et Sébastien Lecornu font le point sur le grand débat national, à la veille de la restitution

20 Minutes avec AFP

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Sébastien Lecornu et Emmanuelle Wargon, les deux membres du gouvernement qui ont coordonné le grand débat national.
Sébastien Lecornu et Emmanuelle Wargon, les deux membres du gouvernement qui ont coordonné le grand débat national. — PIERRE VILLARD/SIPA

Les deux ministres coordinateurs du grand débat ont indiqué dimanche dans un entretien à Ouest France qu’il n’y avait pas « unanimité » des Français sur tous les sujets, « y compris sur les totems » tels ISF ou référendum d’initiative citoyenne (RIC). A l’issue de deux mois de consultation nationale, la synthèse qui sera livrée lundi par le gouvernement sera « assez plurielle », selon Emmanuelle Wargon, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire.

 

Cela vient notamment du fait que « ce ne sont pas les mêmes personnes qui s’expriment en fonction des différents supports » : « la plateforme en ligne a plutôt mobilisé des urbains, les cahiers ont été très utilisés par les ruraux, et les réunions ont été assez bien réparties sur tout le territoire ». « Plus de 1,5 million de personnes ont participé directement. Un tiers via le site, un tiers dans les réunions, un tiers par l’intermédiaire des cahiers ou de courriers », souligne-t-elle.

« Les gens ont parlé très librement »

« La transition écologique, peu présente en janvier, est montée en puissance en février et début mars, par exemple (…) La baisse des impôts est évoquée sur tous les supports - ce n’est pas un scoop - mais quand on regarde ce qui est dit sur la façon de les baisser, où, comment et pour qui, des différences apparaissent », détaille Sébastien Lecornu, le ministre chargé des collectivités territoriales.

« Les gens ont parlé très librement de ce qu’ils voulaient. La preuve : quatre thèmes qui n’étaient pas proposés se dégagent dans les synthèses », santé-social-intégration, pouvoir d’achat, entreprise et emploi, éducation, complète Emmanuelle Wargon, évoquant aussi « beaucoup de choses (qui) se sont également exprimées spontanément autour de l’attachement au territoire et à la proximité ».

Après la synthèse lundi, le Premier ministre fera mardi une déclaration à la tribune de l’Assemblée, suivie d’un débat sans vote. Même exercice le lendemain devant le Sénat à majorité de droite. Les décisions d’Emmanuel Macron sont attendues au plus tôt à partir de la mi-avril.