Européennes: Hamon affirme incarner le «choix naturel de gauche et écologiste»

EUROPEENNES Le chef de file de Générations pour les européennes espère que les électeurs « choisiront le choix naturel de la gauche »

20 Minutes avec AFP

— 

Benoît Hamon lors d'un point presse, le 12 novembre 2018 à Paris.
Benoît Hamon lors d'un point presse, le 12 novembre 2018 à Paris. — SIPA

Le chef de file de Générations pour les européennes, Benoît Hamon, a affirmé mercredi incarner dans cette élection « le choix naturel de gauche et écologiste », une manière de se distinguer de Raphaël Glucksmann, tête de liste pour Place publique et le PS, et de Yannick Jadot (EELV).

Interrogé sur les divisions de la gauche, avec pas moins de six listes en présence (PS-Place publique, Générations, EELV, PCF, LFI, LO), Benoît Hamon a espéré que les électeurs « choisi (ssent) le choix naturel de la gauche ». « Et je pense que le choix naturel de gauche et écologiste, aujourd’hui, c’est la liste du Printemps européen (le parti "transnational" de Yanis Varoufakis, avec lequel Benoît Hamon est associé) », a-t-il expliqué au cours d’une conférence de presse.

Une liste créditée de 3 à 4 % des intentions de vote

« Il n’y a pas de doute, c’est la bonne écologie, parce qu’elle est de gauche et qu’elle revendique aussi s’attaquer au système capitaliste », a dit Benoît Hamon, alors que Yannick Jadot se positionne au-delà du clivage droite/gauche. « Il n’y a pas de doute non plus qu’elle siégera au cœur de la coalition de gauche, avec les écologistes », a-t-il poursuivi, critiquant en creux les « grandes coalitions » qui associent dans la gestion de l’Europe le PPE et le PSE, avec lequel siège le PS.

Alors que Raphaël Glucksmann se refuse pour l’instant à dire s’il siégera avec le PSE, Benoît Hamon a vanté sa propre « clarté » avec les électeurs. « Je ne propose pas du covoiturage, on fait une liste où les uns et les autres s’éparpillent une fois l’élection passée », a-t-il souligné.

Il a présenté les 79 noms de sa liste, ordonnancée. Sarah Soilihi, 26 ans, ancienne championne du monde de kick-boxing et transfuge de la France insoumise, prend la place de numéro deux. Les eurodéputés sortants Guillaume Balas et Isabelle Thomas sont numéros trois et quatre. En cinquième position vient Salah Amokrane, figure associative des quartiers nord de Toulouse, en sixième Françoise Sivignon, ancienne présidente de Médecins du Monde. Un autre dirigeant associatif, Eric Pliez se voit attribuer la septième place. Cette liste est actuellement créditée dans les sondages d’environ 3 à 4 % des intentions de vote, en dessous du seuil de 5 % permettant d’envoyer des élus au Parlement européen.