« Gilets jaunes » à Avignon : Christophe Castaner en a « assez de la fable du méchant flic et du gentil casseur »

VIOLENCE En visite à Avignon, théâtre de violents débordements en marge de manifestations de « gilets jaunes », le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a défendu les policiers

20 Minutes avec AFP

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Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur, le 16 janvier 2019.
Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur, le 16 janvier 2019. — LUDOVIC MARIN / AFP

« J’en ai assez de cette fable du méchant flic et du gentil casseur avec son gentil cocktail Molotov », a déclaré le ministre de l'Intérieur ​devant les forces de l’ordre mercredi à  Avignon, théâtre de violents débordements en marge des manifestations de «gilets jaunes».

« Je vous fais une promesse, de me battre à chaque instant pour votre honneur (…) et de confondre ceux qui vous dénoncent et se placent de fait du côté des casseurs », a déclaré Christophe Castaner, à l’hôtel de police de la cité des Papes.

« Qu’ils viennent et qu’ils assument »

« Il n’y a pas une journée sans une accusation infondée, pas un moment sans une nouvelle dénonciation gratuite » à l’encontre des forces de l’ordre, a-t-il ajouté, tout en rappelant que « s’il y a des fautes (commises par des policiers), et cela peut se produire, il y aura des enquêtes et des sanctions ».

« Que les belles âmes viennent ici, à Avignon, expliquer aux habitants aux commerçants que ces dispositions seraient inutiles. Qu’ils viennent et qu’ils assument ! », a-t-il ajouté. Samedi 30 mars, les policiers y avaient saisi avant une manifestation interdite des lance-pierres, des machettes, ou encore des battes de base-ball, a-t-il rappelé.

Le ministre est revenu sur les attaques verbales dont il est la cible : « "Castaner assassin", je l’entends. A titre personnel, je m’en fiche (mais) je leur dénie le droit de crier cela (…) contre vous, contre vos uniformes. Vous méritez (…) les félicitations plutôt que les indignations factices ».