VIDEO. Européennes: Loiseau, Canfin, Séjourné... Qui sont les 30 têtes de liste LREM

ELECTIONS La ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau a annoncé sa démission pour mener la bataille

20 Minutes avec AFP

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Les 30 têtes de la liste LREM «Renaissance» aux élections européennes de 2019.
Les 30 têtes de la liste LREM «Renaissance» aux élections européennes de 2019. — LREM

Ils sont en ordre de bataille. La ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau a annoncé sa démission après avoir été investie mardi en tête de la liste LREM aux européennes, avec l’écologiste Pascal Canfin en deuxième position, mardi soir, lors d’une soirée où les 30 membres ont été révélés.

Parmi les suivants figurent la directrice de la Maison de l’Europe à Rennes, Marie-Pierre Vedrenne (MoDem, n°3), le président des Jeunes Agriculteurs (JA) Jérémy Decerle (n°4), la navigatrice Catherine Chabaud (n°5), la sénatrice Agir Fabienne Keller (n°7) et le journaliste Bernard Guetta (n°8), selon la liste du parti présidentiel.

Le directeur de campagne, Stéphane Séjourné, est en 7e position, et Gilles Boyer, le conseiller politique du Premier ministre Edouard Philippe, est en 12e position. Pascal Durand, qui a été secrétaire national d’Europe Ecologie Les Verts (EELV) de 2012 à 2013, est en 18e position.

Un Italien dans la liste

L’Italien Sandro Gozi, secrétaire d’Etat aux Affaires européennes de Matteo Renzi (2014-2018), est en 22e position. Les sondages accordent actuellement à la liste LREM-MoDem autour de 23 % d’intentions de vote, ce qui correspondrait peu ou ou prou au même nombre d’élus.

La feuille de route de la liste devrait s’inspirer de la tribune publiée par Emmanuel Macron le 5 mars dans des journaux des 28 pays de l’UE. Le président y préconise notamment d’instaurer un salaire minimum européen et une « préférence européenne » en matière de concurrence, de protéger la vie politique contre les ingérences étrangères et cyber-attaques, ou encore de « remettre à plat Schengen ».

« Un certain nombre de forces populistes montent en Europe et nous allons les combattre. Nous voulons être une offre progressiste, déterminée, centrale », a assuré mardi Mme Loiseau, aux côtés de plusieurs autres candidats dont Pascal Canfin.

Pas des « euro-béats »

« Ce qui nous rassemble, c’est que nous sommes tous des Européens convaincus, des Européens exigeants, sûrement des Européens impatients, et sûrement pas des + euro-béats +. Nous avons tous une histoire avec l’Europe », a-t-elle ajouté. Elle a dit aussi vouloir notamment « revoir le droit de la concurrence pour pouvoir créer des champions européens » mais « aussi les réguler » afin d’éviter une politique numérique « coincée entre la loi de la jungle, comme on peut le voir parfois aux États-Unis et la loi de la censure qu’on peut le voir parfois sur le continent asiatique ».

Parmi les 30 premiers candidats de la liste, 7 viennent des rangs du MoDem. Son président François Bayrou, allié de LREM depuis la campagne de la présidentielle, a évoqué mardi « un moment essentiel » : « Jamais probablement dans l’histoire », a-t-il dit lors de la conférence de presse, « les pressions, la volonté de milieux extrêmement puissants, politiques, financiers, jamais il n’y a eu autant de pressions pour exploser, se diviser, faire disparaître l’UE ».

« C’est la foirfouille », a réagi Marine Le Pen, dont la liste RN talonne LREM dans les sondages : « C’est le célèbre ''en même temps'', qui évite d’avoir une ligne politique à défendre, et qui permet de faire croire aux gogos qu’on est capable de défendre tout et l’inverse de tout ».