Les primaires s'invitent à La Rochelle

PARTI SOCIALISTE Et les opinions des uns et des autres sont pour le moins tranchées à ce sujet...

A La Rochelle, Emile Josselin

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Le siège départemental du Parti socialiste au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine) a été ravagé par un incendie probablement criminel lundi vers 04H00, a déclaré à l'AFP Benoît Marquaille, premier secrétaire fédéral adjoint du PS de ce département.
Le siège départemental du Parti socialiste au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine) a été ravagé par un incendie probablement criminel lundi vers 04H00, a déclaré à l'AFP Benoît Marquaille, premier secrétaire fédéral adjoint du PS de ce département. — Eric Feferberg AFP/Archives
La Rochelle, envoyé spécial

C'est le joli coup de communication de la toute récente fondation Terra nova. La question des primaires s'est invitée ce week-end à l'université d'été de La Rochelle. Et les opinions des uns et des autres sont pour le moins tranchées à ce sujet.

Dans les contributions déposées par les socialistes, la question avait été largement abordée. Le maire de Lyon, Gérard Collomb, et le chef des socialistes des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, y avaient consacré une large part de leur contribution, baptisée «La ligne claire». Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg et Jean-Christophe Cambadélis aussi, dans leur contribution «Besoin de gauche». «Mosco» a d'ailleurs réaffirmé vendredi soir que cette mesure était un des points forts de leur texte.

«Un gadget»

Sur cette question, il y a deux catégories: ceux qui sont sceptiques, et ceux qui relativisent l'urgence d'une telle mesure. Dans le rang des sceptiques, on compte le premier secrétaire, François Hollande, et ses partisans. «La désignation du candidat du PS à la présidentielle doit relever de ses adhérents. Sinon, que restera-t-il de l’autorité du PS et de sa capacité à porter un projet collectif?», a-t-il expliqué dans un entretien à «Libération».

Du côté de chez Bertrand Delanoë, Harlem Désir voit des problèmes plus urgents à traiter. «C'est un gadget. Réglons d'abord la question des idées, du projet, du leadership», explique le patron de la fédé de la Haute-Garonne. Même écho chez le fabiusien Guillaume Bachelay: «C'est un débat second. Le Besoin de gauche, pour reprendre le titre du texte de Pierre Moscovici, n'est pas un besoin de primaires, mais de projet. Je n'ai jamais vu un électeur m'interpeller sur cette question.» Il avoue ironiquement que sur cette question, la religion des fabiusien n'est pas faite: «Laurent Fabius a une doctrine sur l'Europe, l'économie, mais pas sur le mode de désignation interne.»rochelle