Soupçons d’agression sexuelle: Un porte-parole de Génération.s suspendu après une plainte

POLITIQUE Le mouvement de Benoît Hamon a annoncé la suspension immédiate de son porte-parole visé par une plainte pour agression sexuelle déposée vendredi

20 Minutes avec AFP

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Benoît Hamon lors d'un point presse, le 12 novembre 2018 à Paris.
Benoît Hamon lors d'un point presse, le 12 novembre 2018 à Paris. — SIPA

« Si nous respectons la présomption d’innocence, en matière d’agressions sexuelles, la parole des femmes ne peut souffrir d’aucune mise en cause publique ». Dans un communiqué publié ce samedi matin, le mouvement de Benoît Hamon a annoncé avoir « suspendu de ses fonctions et de toute représentation du mouvement, notamment électorale », son porte-parole Mehdi Ouraoui visé la veille par une plainte pour agression sexuelle

Cet ancien membre de la direction nationale du PS, qui avait rejoint Génération.s​ en mars 2018 et figurait sur la liste du mouvement pour les européennes, ne peut de facto plus être candidat.

« Génération.s respecte d’une part la présomption d’innocence » mais « toute personne faisant l’objet d’une plainte pour harcèlement et/ou agression sexuelle est immédiatement suspendue de ses responsabilités et de toute représentation du mouvement le temps de l’enquête », a affirmé Génération.s dans un communiqué.

Démenti de Mehdi Ouraoui

De son côté, Mehdi Ouraoui a dit avoir appris « avec stupéfaction » que son mouvement était saisi d’une plainte à son encontre et a démenti les accusations de la plaignante, qui ne fait ni partie du PS ni de Génération.s, selon le mouvement.

« Par principe d’éthique personnelle, et parce que Génération.s doit être exemplaire en la matière, je me mets évidemment en congé de toute représentation du mouvement avec effet immédiat et tout le temps que l’enquête exigera », a-t-il ajouté dans un communiqué.

Un autre proche de Benoît Hamon, Gilbert Cuzou (ex-PS), conseiller régional d’Ile-de-France, avait lui été mis en examen pour viol et agressions sexuelles en janvier 2018. Cet ex-membre de l’équipe de campagne présidentielle de Benoît Hamon était visé par cinq plaintes de militantes du PS.