Européennes: Le «gilet jaune» Benjamin Cauchy rejoint les rangs de Nicolas Dupont-Aignan

ELECTIONS Benjamin Cauchy avait affirmé qu’une liste uniquement « gilets jaunes » à ces élections serait « une erreur de fond et de forme »

20 Minutes avec AFP

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Benjamin Cauchy, l'un des leaders des gilets jaunes, le 21 novembre 2018.
Benjamin Cauchy, l'un des leaders des gilets jaunes, le 21 novembre 2018. — PASCAL PAVANI / AFP

Un des leaders des «gilets jaunes», Benjamin Cauchy, va rejoindre la liste souverainiste de Nicolas Dupont-Aignan pour les élections européennes, en position éligible la liste. « Il est largement temps qu’il y ait une issue à ce mouvement et de passer des ronds-points aux urnes », a expliqué à l’AFP Benjamin Cauchy, qui n’adhère pas pour autant à Debout la France, présidé par Nicolas Dupont-Aignan.

« Ce qui est sûr c’est que je ne suis pas venu colorer une liste mais véritablement défendre des convictions », a-t-il ajouté. Approché par plusieurs responsables politiques, y compris de LR et du RN, il dit avoir « trouvé dans Nicolas Dupont-Aignan quelqu’un de sincère, constant ». « Son engagement [est] en cohérence avec les revendications que portent les "gilets jaunes" », a-t-il ajouté, citant « le racket fiscal, le pouvoir d’achat, la fraude sociale, et cette volonté d’avoir une classe politique honnête et intègre avec un casier vierge ».

Une liste présentée lundi

« Comme de nombreux gilets jaunes responsables, il constate que Nicolas Dupont-Aignan est le seul à avoir porté depuis plusieurs années les solutions qui permettraient aujourd’hui de sortir de la crise », a-t-on salué dans l’entourage de Nicolas Dupont-Aignan. En décembre, Benjamin Cauchy avait affirmé qu’une liste uniquement « gilets jaunes » à ces élections serait « une erreur de fond et de forme ».

Le président du Parti chrétien-démocrate (PCD), Jean-Frédéric Poisson, a assuré de son côté jeudi sur SudRadio qu’il figurerait en position éligible sur la même liste, qui doit être présentée lundi. L’ex-cadre d’UBS Stéphanie Gibaud, qui se revendique comme lanceuse d’alerte dans l’affaire de fraude fiscale touchant le géant bancaire suisse, figurera aussi sur la liste, avait annoncé début mars le président de DLF.

En revanche, l’ancien allié de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle a renoncé à prendre sur sa liste l’ancienne avocate Emmanuelle Gave, après des tweets à caractère raciste de cette dernière. Son père, le financier Charles Gave, qui avait promis d’apporter près de deux millions d’euros à la campagne, n’y figurera pas non plus. Une troisième formation eurosceptique, le CNIP (Centre national des indépendants et paysans) est associée à cette liste, créditée d’environ 5 % des intentions de vote, contre 8 % en fin d’année dernière.