VIDEO. Affaire Benalla: De nouvelles mises en examen pour l'ex-collaborateur de Macron, notamment pour le selfie avec une arme

JUSTICE Il avait de nouveau été convoqué chez un juge ce mercredi matin

20 Minutes avec AFP

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Alexandre Benalla, le 19 février 2019 au Palais de justice de Paris.
Alexandre Benalla, le 19 février 2019 au Palais de justice de Paris. — AFP

Et trois de plus pour Alexandre Benalla. L’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron vient d’écoper ce mercredi de nouvelles mises en examen, pour d’autres violences en marge des manifestations du 1er-Mai, et pour l’épisode du selfie le montrant avec une arme, a indiqué une source judiciaire.

Au terme de son audition démarrée dans la matinée au tribunal de grande instance de Paris, l’ex-collaborateur de l’Elysée est ressorti du bureau des juges avec de nouvelles mises en examen pour « immixtion dans l’exercice d’une fonction publique » et « violences volontaires en réunion sans incapacité », des faits qui concernent l’épisode du Jardin des Plantes, et pour « port et détention non autorisés d’armes de catégorie B », s’agissant du selfie avec un pistolet, a détaillé la source judiciaire qui confirmait des informations du Parisien.

« Pistolet à eau »

Le 24 septembre, Mediapart avait publié une photo d’Alexandre Benalla, l’air détendu, semblant brandir un pistolet de type Glock à une époque où il n’était pas autorisé à porter une arme en dehors du QG d’En marche ! La photo d’Alexandre Benalla, alors membre du service d’ordre de la campagne d’Emmanuel Macron, avait été prise le 28 avril 2017, dans un restaurant à Poitiers, à quelques kilomètres de Châtellerault où le candidat à l’Elysée venait de tenir un meeting.

Interrogé par les juges à ce sujet le 29 novembre, Alexandre Benalla avait prétendu qu’il s’agissait d’un « pistolet à eau » et ne pas se souvenir de ce selfie. Dans l’attente de vérifications, les juges avaient ce jour-là renoncé à le mettre en examen. Mais depuis, de nouveaux éléments apparus dans l’enquête semblent avoir mis à mal sa défense. Une note Tracfin a notamment révélé qu’il avait effectué des achats dans une armurerie les jours précédant ce cliché.

Décision jeudi au Sénat

Mercredi, les juges l’ont également mis en examen pour son rôle présumé dans l’interpellation mouvementée d’un couple au Jardin des Plantes, à Paris. Alexandre Benalla avait déjà été mis en examen le 29 novembre pour l’interpellation litigieuse d’une troisième personne au Jardin des plantes. Ce jour de 1er-Mai, le jeune homme de 27 ans et son ami Vincent Crase, ex-employé de la République en Marche, se trouvaient en « observateurs » embarqués avec les forces de l’ordre de la Préfecture de police.

Jeudi, le Bureau du Sénat décidera de saisir ou non la justice au sujet des déclarations sous serment d’Alexandre Benalla et Vincent Crase lors de leurs auditions, « susceptibles de donner lieu à des poursuites pour faux témoignage ». Il devra aussi trancher sur le cas de trois responsables de l’Elysée, pour « un certain nombre d’omissions, d’incohérences et de contradictions » relevées lors des auditions.