Européennes: C’est Nathalie Loiseau qui devrait mener la liste LREM

TETE DE LISTE Cette investiture, qui doit être confirmée la semaine prochaine, marque la fin d’un long suspense

Rachel Garrat-Valcarcel

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Nathalie Loiseau, nouvelle ministre chargée des Affaires européennes.
Nathalie Loiseau, nouvelle ministre chargée des Affaires européennes. — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Le choix de la majorité s’est donc finalement porté sur la ministre chargée des affaires européennes. Après des semaines d’atermoiements et d’hésitations, c’est donc Nathalie Loiseau, une membre du gouvernement relativement peu connue du grand public, qui mènera la bataille des européennes pour La République en marche et le Modem, d’après Le Figaro et France Info.

Ces dernières semaines, après le renoncement d’Agnès Buzyn, la candidature de Nathalie Loiseau, jadis proche d’Alain Juppé et ancienne directrice de l’ENA, paraissait de plus en plus probable. Jeudi, lors de « L’Emission politique » sur France 2, confrontée à Marine Le Pen, elle avait pour la première fois fait ouvertement acte de candidature.

Les principales têtes de listes désormais connues

L’investiture officielle devrait avoir lieu lundi et la ministre devrait démissionner dès le lendemain pour pouvoir mener campagne. Elle pourrait être remplacée par Clément Beaune, le conseiller Europe d’Emmanuel Macron à l’Elysée… Confirmant le déséquilibre femme-homme au sein du gouvernement.

On connaît désormais toutes les têtes de listes des principaux partis : Manon Aubry pour la France insoumise, Benoît Hamon pour Génération. s, Raphaël Glucksmann pour Place publique et le Parti socialiste, Yannick Jadot pour Europe-Ecologie - Les Verts, Jean-Christophe Lagarde pour l’UDI, François-Xavier Bellamy pour Les Républicains, Nicolas Dupont-Aignant pour Debout la France et Jordan Bardella pour le Rassemblement national.

Un chat fictif

Nathalie Loiseau, 54 ans, diplomate, a, depuis son entrée au gouvernement, juste après les législatives de 2017, eu un très gros dossier à gérer : celui du Brexit. Qui lui prend beaucoup de son temps. A tel point qu’elle a récemment dit qu’elle avait appelé son chat Brexit. « J’ai fini par appeler mon chat Brexit. Il me réveille en miaulant à la mort parce qu’il veut sortir, et dès que je lui ouvre la porte, il reste planté au milieu, indécis, et il me jette un regard noir quand je le mets dehors »

Si l’information a eu un certain succès outre-Manche, la ministre a du rapidement rectifier en disant qu’il s’agissait d’une plaisanterie et qu’elle n’avait tout simplement pas de chat.