Attaque à la prison de Condé: «Il y a un islamisme qui menace la République», selon Wauquiez

REACTIONS Un détenu radicalisé a attaqué deux surveillants, lundi, avant d'être interpellé

20 Minutes avec AFP

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Laurent Wauquiez (photo d'illustration).
Laurent Wauquiez (photo d'illustration). — SEBASTIEN BOZON / AFP

«Il y a un islamisme qui menace la République française», a estimé mardi soir à Sète, le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez en commentant l'agression par un détenu radicalisé de deux surveillants de la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne).

Le président des Républicains, qui s'est dit «contre l'immigration massive», a accusé, lors d'une réunion publique en vue des élections européennes, le gouvernement d'être «dans le déni». «Moi, je ne me trompe pas d'ennemi, il y a un islamisme qui menace la République française», a-t-il affirmé.

«Il y a eu aujourd'hui un grave événement qui a eu lieu dans une prison et qui révèle bien des choses», a poursuivi M. Wauquiez. «Les gardiens de prison avaient déjà tiré la sonnette d'alarme il y a quelques mois...le gouvernement n'a pas entendu», a-t-il insisté devant une salle comble de plusieurs centaines de personnes.

Un suspect radicalisé en détention

Mardi, deux surveillants de la prison de Condé-sur-Sarthe ont été poignardés par un détenu radicalisé qui s'était retranché dans une unité de vie familiale avec sa compagne, blessée mortellement lors de l'assaut du Raid. Michaël Chiolo, un détenu de 27 ans, avait été condamné en appel à 30 ans de réclusion criminelle en 2015 pour enlèvement et séquestration suivi de la mort d'un octogénaire rescapé de Dachau. Il se serait radicalisé en détention et a dit avoir agi « pour venger Cherif Chekatt »

«Qu'est en train de devenir notre pays...où des terroristes arrivent à faire des attaques au sein même d'une prison ?», s'est-il interrogé. «Dans un pays comme la France, je pose les questions qui doivent être posées: que faisait ce détenu éminemment dangereux dans une unité de vie familiale ? Comment se fait-il que cet individu n'ait pas été en isolement ?», a-t-il lancé.«Pour nos policiers, nos gardiens de prison, la peur a changé de camp», a estimé Wauquiez.

«Alors qu'un tel fait vient de se passer, je demande clairement que les djihadistes qui ont été en Irak et en Syrie se voient interdire de remettre un pied sur le sol français. Ce sont d'abord des barbares, ils n'ont rien à faire sur le sol français... Je refuse que l'on prenne ce risque...», a-t-il encore ajouté.