«Picardie Debout», le nouveau micro-parti politique de François Ruffin

LANCEMENT « Ça peut être utile d’avoir une organisation déclarée officiellement pour trouver des sous pour organiser une réunion, ou pour déclarer une manifestation, par exemple », selon l'équipe du député

Manon Aublanc

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François Ruffin lors d'une manifestation à Paris en avril 2018.
François Ruffin lors d'une manifestation à Paris en avril 2018. — ISA HARSIN/SIPA

D’un mouvement à un parti politique politique ? « Picardie Debout », c’est le nom du micro-parti que vient de lancer par François Ruffin, le député La France insoumise de la Somme.  Une information révélée jeudi dernier par la Lettre A et confirmé par Libération, ce mardi.

Selon les deux médias, le micro-parti, ainsi qu’une association de financement, ont été enregistrés au Journal officiel, le 12 février dernier.

Un micro-parti et une association de financement

Le micro-parti a pour but de « favoriser les réflexions philosophiques, économiques, sociales et politiques localement, nationalement et internationalement ; contribuer à l’élaboration, la communication et la mise en discussion publique des idées de ses membres et celles que ses membres souhaitent faire connaître ; faire prospérer le vivre-ensemble politique, la convivialité citoyenne et la solidarité militante ; faire vivre la démocratie par tous moyens : organisation de soirées, débats, conférences, mais également publications ou présentation de candidats à toutes élections ».

L’association de financement de « Picardie Debout », également enregistrée le 12 février, doit, elle, servir à « recueillir l’ensemble des ressources en vue du financement de Picardie Debout », peut-on lire dans la description publiée au Journal officiel.

« Donner un cadre légal à toutes les initiatives militantes qui sont faites sur le terrain »

Selon la Lettre A, le siège social du micro-parti avait d’abord été domicilié à la même adresse que sa permanence parlementaire d’Amiens. Une pratique déconseillée par l’Assemblée nationale « qui considère que le financement public des permanences parlementaires ne doit pas finir en don indirect à un parti politique », avait détaillé nos confrères la semaine dernière.

Contacté ce mardi par Libération, l’équipe de François Ruffin a précisé qu’un changement de domiciliation avait été opéré le 21 février dernier et que le siège social des deux associations se trouvait désormais au domicile de sa présidente, Isabelle Guyot.

Se doter d'« un cadre juridique »

Selon l’équipe de François Ruffin, il s’agit juste de se doter d'« un cadre juridique ». « Il s’agit juste de donner un cadre légal à toutes les initiatives militantes qui sont faites sur le terrain depuis les législatives de 2017 », a expliqué un proche du député de François Ruffin au Parisien.

« Picardie Debout ! », c’est aussi le nom qu’avait donné le député de la Somme à son mouvement lors des élections législatives de juin 2017. « Ça peut être utile d’avoir une organisation déclarée officiellement pour trouver des sous pour organiser une réunion, ou pour déclarer une manifestation, par exemple », a-t-il ajouté.

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