Emmanuel Macron reçoit le président irakien, Barham Saleh, ce lundi

DIPLOMATIE Une visite qui intevient alors que les djihadistes sont en train de perdre, dans l'est de la Syrie, l'ultime poche de l'immense territoire qu'ils avaient conquis en Syrie et en Irak en 2014 

20 Minutes avec AFP

— 

Emmanuel Macron, le 19 février 2019.
Emmanuel Macron, le 19 février 2019. — Jacques Witt/SIPA

Les deux chefs d’Etat devraient s’entretenir sur la chute de l'organisation de l'Etat islamique et la question des djihadistes français détenus dans le pays. Ce lundi, Emmanuel Macron doit recevoir  son homologue irakien, Barham Saleh, qui effectuera une visite de deux jours en France.

Barham Saleh, homme politique kurde et président depuis 2018, sera reçu à l’Elysée pour un déjeuner de travail suivi d’une conférence de presse commune au premier jour de sa visite à Paris, a indiqué l’Elysée vendredi.

Une coopération franco-irakienne pour « parachever la débâcle de l’EI »

« Un an après la victoire contre Daesh en Irak, cette rencontre sera l’occasion pour le président Macron d’affirmer le plein soutien de la France à l’Irak pour relever les défis sécuritaires, de stabilisation, de gouvernance inclusive et de reconstruction du pays », a souligné la présidence.

Cette visite interviendra alors que les djihadistes sont en train de perdre, dans l’est de la Syrie, l’ultime poche de l’immense territoire qu’ils avaient conquis en Syrie et en Irak en 2014. Mais Paris entend continuer à coopérer avec Bagdad pour parachever la débâcle de l’EI, comme l’a souligné la ministre des Armées, Florence Parly, lors d’une récente visite à Bagdad.

Les djihadistes français détenus en Irak jugés sur place ?

La France mobilise 1.200 militaires via des opérations aériennes, des forces spéciales en Syrie, de l’artillerie et des formations de l’armée irakienne. La discussion entre les deux présidents pourrait également porter sur le sort des djihadistes français détenus en Irak et que Paris veut voir juger sur place.

Emmanuel Macron souhaite en outre « encourager la poursuite d’un dialogue fructueux entre Bagdad et le gouvernement régional du Kurdistan irakien », selon l’Elysée.