Mélenchon veut faire interdire les pensions controversées liées au régime nazi

NAZISME Le ministère allemand du Travail a annoncé que plus de 2.000 personnes, dont les trois quarts en Europe, ont touché en février des pensions versées à d’anciens collaborateurs du régime nazi ou à des personnes enrôlées de force

N.Sa avec AFP
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Le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon.
Le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon. — Vincent Loison/SIPA

« Cinquante-quatre Français toucheraient des indemnités du gouvernement #Merkel pour services rendus à l’occupant nazi », a tweeté le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon samedi soir.


Le ministère allemand du Travail avait indiqué vendredi que plus de 2.000 personnes, dont les trois quarts en Europe, ont touché en février des pensions versées à d’anciens collaborateurs du régime nazi ou à des personnes enrôlées de force.
« Je contacte tous les présidents des groupes parlementaires pour faire interdire cela et exiger la restitution des sommes et leur versement à la Fondation Charles de Gaulle », a ajouté le chef de file des députés LFI. Reconnue d’utilité publique, la fondation a pour mission de servir la mémoire du général de Gaulle.

Des pensions versées en vertu d’une loi allemande de 1951

Les députés en Belgique, où 18 personnes sont concernées, ont voté jeudi un texte demandant au gouvernement de mettre fin à ce système de pensions versées par l’Allemagne. Au total, quelque 2.033 personnes dans le monde ont perçu en février un versement, qui peut s’élever jusqu’à environ 1.300 euros mensuels.
En Europe, ils sont 1.532 à percevoir la pension, dont 573 personnes en Pologne, le pays le plus représenté, selon des chiffres transmis à l’AFP. Suivent la Slovénie (184), l’Autriche (101), la République tchèque (94). Quelque 54 personnes la perçoivent en France, 34 en Grande-Bretagne, 71 en Croatie ou 48 en Hongrie.

Ces pensions sont versées en vertu d’une loi allemande de 1951, qui permet aux victimes de guerre allemandes de toucher une indemnité. Elles bénéficient aussi à d’anciens nazis ou collaborateurs étrangers du régime d’Adolf Hitler, mais également à des personnes enrôlées de force. Les ex-membres de la SS en sont exclus, tout comme toute personne condamnée pour crimes de guerre.