Nicolas Dupont-Aignan, le 5 avril 2017.
Nicolas Dupont-Aignan, le 5 avril 2017. — Thomas SAMSON / AFP

REFUS

VIDEO. Européennes: Nicolas Dupont-Aignan ne retient pas la candidature controversée d'Emmanuelle Gave

L'émission « Quotidien » a exhumé des tweets de l'ancienne avocate, qui affirmait, par exemple, «qu'il y a(vait) beaucoup trop de Noirs dans les courses de 100m»

Après la publication par l’émission « Quotidien » de nouveaux messages controversés de l’ancienne avocate, Emmanuelle Gave, sur les réseaux sociaux, le parti Debout la France, présidé par Nicolas Dupont-Aignan, a annoncé qu’il ne validait pas sa candidature pour les élections européennes de mai 2019.

« A la lumière des nouveaux éléments révélés ce soir par l'émission Quotidien sur TMC et dont nous n’avions pas connaissance avant ce jour, le mouvement Debout la France (…) indique que la candidature d’Emmanuelle Gave ne sera pas validée par la commission d’investiture pour être sur la liste des élections européennes », peut-on lire dans un communiqué du président de cette commission, Frédéric Mortier.

Emmanuelle Gave estime qu’elle n’est « absolument pas raciste » et qu’elle avait « eu tort sur ce coup-là »

Emmanuelle Gave, qui affirmait qu’elle serait sur la liste de DLF en « position éligible », avait tweeté en juillet 2018 qu’elle « trouve qu’il y a beaucoup trop de Noirs dans les courses de 100m ». Dans un autre message sur son compte Facebook, elle a aussi écrit que « les musulmanes sont quasiment inemployables en tant qu’employées de maison ou nanny ».

Emmanuelle Gave a assuré au journaliste de « Quotidien » qu’elle n’était « absolument pas raciste » et qu’elle avait « eu tort sur ce coup-là », tout en précisant qu’elle avait « une nounou algérienne qui (lui) a fait les pires problèmes de la terre ». « Evidemment quand on met tout bout à bout, on finit par se dire : "Mais enfin c’est quoi cette fille, elle serait raciste, antisémite" », a-t-elle encore commenté devant la caméra de « Quotidien ».

Le père de l’ancienne avocate, partisan de la théorie du « grand remplacement »

Après les révélations de « L’Opinion », la semaine dernière, annoncant que son père, le financier Charles Gave, allait apporter près de 2 millions d’euros à la campagne de Nicolas Dupont-Aignan, l’ancienne avocate avait fait effacer quelque 10.000 tweets et retweets par une société spécialisée. Dans l’un d’eux, daté de mai 2018, elle se demandait si la liberté d’expression devait « pouvoir s’étendre à la réfutation de la Shoah ».

Emmanuelle Gave « a de fortes chances d’être sur ma liste », avait pourtant dit jeudi dernier Nicolas Dupont-Aignan. Son père, partisan de la théorie controversée du « grand remplacement » de la population européenne par une population immigrée, et très critique à l’encontre du milliardaire américain George Soros, avait déclaré qu’il « figurait » aussi sur la liste, en position non éligible, ce qui lui permet de contribuer sans plafond à la campagne.