Antisémitisme: Macron promet un projet de loi pour lutter contre la haine sur Internet

POLITIQUE La députée LREM Laëtitia Avia devrait déposer une proposition «dès le mois de mai»

20 Minutes avec AFP

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Un utilisateur d'ordinateur (illustration).
Un utilisateur d'ordinateur (illustration). — Clément Follain / 20 Minutes

A l’occasion du dîner annuel du Crif, Emmanuel Macron a dégainé son arsenal pour lutter contre l’antisémitisme. Parmi les mesures annoncées : un projet de loi annoncé pour mai qui devrait permettre de mieux lutter contre la haine sur Internet.

Lla députée LREM Laëtitia Avia va déposer une proposition de loi dès le mois de mai «, notamment pour imposer aux géants du numérique de retirer au plus vite les contenus haineux. Ce texte » reprendra les propositions" faites dans un rapport remis en septembre au Premier ministre, qui vise à renforcer la pression sur les plateformes numériques dans le cadre d’un renforcement de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, a-t-il dit.

Délai de 24 heures

Cette loi imposera aux plateformes de retirer les contenus appelant à la haine « dans les meilleurs délais » et de « mettre en oeuvre toutes les techniques permettant de repérer l’identité » de leurs auteurs et enfin responsabilisera ces plateformes sur le plan juridique. Gilles Taieb, coauteur du rapport de septembre, a précisé à l’AFP « qu’on s’oriente sur un délai de 24 heures ».

Emmanuel Macron a accusé « des plateformes comme Twitter, pour citer des mauvais exemples, qui attend des semaines ou des mois pour donner les identifiants qui permettent de lancer les procédures judiciaires » et « parfois prend des jours, des semaines pour retirer les contenus ainsi identifiés ». Il s’est prononcé en revanche contre l’interdiction générale de l’anonymat sur internet qui pourrait « aller vers le pire ».

Il faudra aussi « nous donner les moyens aussi de pouvoir interdire la présence sur un réseau social de personnes coupables de propos racistes et antisémites comme on interdit hooligans dans les stades, ou à tout le moins, faire en sorte que les condamnations pour actes racistes et antisémites soient publiées ». « La honte sur ces sujets d’urgence doit changer de camp », a-t-il dit. "La France doit tracer de nouvelles lignes rouges et nous le ferons, par des mesures concrètes.