La classe politique mobilisée contre l'antisémitisme ce mardi

RASSEMBLEMENT A l’initiative du PS, une vingtaine de partis politiques va se rassembler place de la République à Paris ce mardi à 19 heures

C-E.AK avec AFP

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Des boites aux lettres à l'effigie de Simone Veil ont été vandalisées le 11 février dernier dans le XIIIe arrondissement de Paris.
Des boites aux lettres à l'effigie de Simone Veil ont été vandalisées le 11 février dernier dans le XIIIe arrondissement de Paris. — Jacques Demarthon/AFP

« Ça suffit ! » voici le mot d’ordre de la journée de mobilisation politique contre l’antisémitisme ce mardi. Après plusieurs actes de vandalisme ou agressions à caractère antisémites ces derniers jours, Olivier Faure a lancé un appel pour une marche de l’ensemble de la classe politique contre ces délits.

Plusieurs rassemblements vont avoir lieu dans toute la France dont le principal va se tenir place de la République à Paris à partir de 19 heures. Une marche à laquelle une bonne partie du gouvernement va participer avec les principales formations politiques mais aussi François Hollande et Nicolas Sarkozy, deux anciens présidents de la République.

Un rassemblement politique sans le RN

« Il faut être totalement déterminé, je dirais presque enragé, dans notre volonté de lutter » contre l’antisémitisme qui « est très profondément enraciné dans la société française », a plaidé Edouard Philippe, dans un entretien publié mardi par l'Express.

Cette marche sera sans le Rassemblement National. Dans un communiqué, le parti de Marine Le Pen explique qu’il « n’entend pas défiler aux côtés de formations et de dirigeants politiques qui, soit n’ont rien fait depuis trente ans contre l’implantation des réseaux islamistes dans les quartiers, soit les ont encouragés, soit même entretiennent à leur égard un double langage irresponsable et criminel ». « Le choix fait d’exclure l’extrême droite est lié à leur histoire, à leur présent aussi. Je ne me vois pas signer avec Marine Le Pen, alors même qu’elle soutient Jair Bolsonaro, Matteo Salvini, Viktor Orban, Sebastian Kurz », s’est défendu Olivier Faure.

Emmanuel Macron au dîner du Crif ce mercredi soir

Autre absence, celle du président de la République. Emmanuel Macron qui a vivement dénoncé les actes antisémites et qui s’exprimera mercredi soir au dîner du CRIF, ne sera pas de cette marche.

Un doute a brièvement régné sur la participation de la France insoumise, qui ne faisait pas partie de la liste des premiers signataires de l’appel jeudi mais qui sera présente.

Pour le député PS, Jean-Luc Mélenchon n’est « à l’évidence » pas antisémite. Mais « peut-être par souci tactique, par volonté de séduire des gens dont il peut penser qu’ils peuvent avoir des accointances avec l’antisémitisme, cela peut l’amener à commettre ces faux pas », a-t-il affirmé sur BFM TV lundi soir, dans une allusion aux «  gilets jaunes ».