Antisionisme: Bientôt reconnu comme un délit au même titre que l’antisémitisme?

PROPOSITION Une proposition de loi intervient deux jours après l’ouverture d’une enquête sur les insultes antisémites adressées à Alain Finkielkraut lors de l’acte 14 des « gilets jaunes » à Paris ce samedi

Manon Aublanc

— 

Séance des questions au gouvernement, Palais-Bourbon (Assemblée nationale), Paris, France, le 1er août 2018. Dernière session avant la pause estivale.
Séance des questions au gouvernement, Palais-Bourbon (Assemblée nationale), Paris, France, le 1er août 2018. Dernière session avant la pause estivale. — SIPA

« Une nouvelle façon de haïr les juifs ». Plusieurs députés de tous bords veulent que l’antisionisme soit reconnu comme un délit au même titre que l’antisémitisme, a annoncé Franceinfo, ce lundi.

« La haine d’Israël est une nouvelle façon de haïr les juifs », a estimé Sylvain Maillard, le député LREM de Paris et président d’un « groupe d’études » qui travaille depuis plusieurs semaines sur la question. « On peut critiquer le gouvernement d’Israël, mais pas remettre en cause l’existence même de cet Etat. Personne ne remet en question l’existence de l’Etat français ou de l’Etat Allemand », a-t-il ajouté auprès de nos confrères.

Résolution ou proposition de loi ?

La trentaine de députés du groupe d’étude va devoir choisir entre deux possibilités : soit une résolution votée par l’Assemblée nationale, soit une proposition de loi. Selon Sylvain Maillard, cette dernière formule serait plus longue à mettre en place.

Le choix sera annoncé mardi après-midi, la veille du discours d’Emmanuel Macron au dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), mercredi soir. Ce week-end, le parquet de Paris a ouvert une enquête sur les insultes antisémites adressées à Alain Finkielkraut lors de l’acte 14 des « gilets jaunes » à Paris ce samedi. « Barre-toi, sale sioniste de merde », « grosse merde sioniste », « La France elle est à nous » avaient déclaré des manifestants au philosophe et académicien.