Politique: Polémique au Sénat sur un colloque du mouvement «Un de Nous»

SOCIALISTE Le mouvement est accusé par les socialistes d'être anti-avortement et anti-mariage pour tous

J.-L.D. avec AFP

— 

Le palais du Luxembourg qui abrite le Sénat, à Paris
Le palais du Luxembourg qui abrite le Sénat, à Paris — LIONEL BONAVENTURE / AFP

Les sénateurs socialistes affirment dans un communiqué « s'opposer » à l'organisation le 23 février au sein du Palais du Luxembourg d'un colloque du mouvement Un de Nous, mouvement « anti-choix, anti- avortement, anti-mariage pour tous et s'oppose à la diversité des familles» selon eux.

« On intimide ceux qui s'opposent à la bienpensance », selon le sénateur LR

« Si nous respectons la liberté des sénateurs de parrainer des colloques et réunions au sein du Palais du Luxembourg, nous regrettons ce choix délibéré d'un sénateur du groupe Les Républicains de parrainer ce mouvement pour la tenue de cette rencontre », écrivent les sénateurs socialistes. 

Pour Guillaume Chevrollier, le sénateur LR qui parraine ce colloque, ce communiqué « ne reflète en rien la réalité. Il s'agit une énième fois d'intimider ceux qui s'opposent à la bien-pensance », a-t-il réagi. Le colloque, indique-t-il, « porte sur l'avenir de la culture européenne et le réveil des intelligences. Où est le mal ? Sa vocation est culturelle, loin de la politique. » Preuve en est selon lui, le casting quatre étoiles du colloque : « Il réunira d'éminents universitaires », précise-t-il, citant Rémi Brague et Pierre Manent « qui font partie des plus grands philosophes de notre temps. »

«Un de nous se présente sur son site web comme "une Fédération européenne d'associations unies pour la vie et la dignité humaine", dont, pour la France, la Fondation Jérôme Lejeune qui soutient la recherche sur la trisomie et la lutte contre l'avortement. Nous considérons que l'homme est humain de plein droit depuis sa conception jusqu'à sa mort naturelle », déclare Rémi Brague dans une vidéo mise en ligne dans le communiqué de présentation du colloque.