Le fait d’avoir été condamné n’empêche pas Alain Juppé d’entrer au Conseil constitutionnel

CHANGEMENT Il a confirmé ce jeudi matin son départ de la mairie de Bordeaux, qui sera effectif en mars

D.B.

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Alain Juppé, le 14 février 2019 à Bordeaux.
Alain Juppé, le 14 février 2019 à Bordeaux. — GEORGES GOBET / AFP)

Fait rare au Conseil Constitutionnel : il va accueillir un membre qui a eu des démêlés avec la justice. En effet, Alain Juppé qui a confirmé ce jeudi qu’il quittait la mairie de Bordeaux pour le Conseil constitutionnel, a été condamné en 2014 à 14 mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité pour « prise illégale d’intérêt » dans l’affaire des emplois fictifs du RPR.

Un fait souligné par quelques journalistes sur Twitter, mais par peu de personnalités politiques. Parmi les rares à s’exprimer sur le sujet, Martine Billard, ancienne députée de Paris, s’est offusquée de cette nomination sur le réseau social.

De même, le député Insoumis, Alexis Corbière a marqué sa désapprobation : « Je suis surpris : je crois que le Conseil constitutionnel doit au moins être vierge de toute condamnation », a-t-il déclaré ce jeudi.

Roland Dumas avait démissionné

Avant Alain Juppé, un autre homme avait fait parler de lui rue de Montpensier pour ses ennuis judiciaires : Roland Dumas. Président du Conseil constitutionnel, il avait été obligé de démissionner en 2000 sous la pression en raison de ses soucis judiciaires dans l’affaire Elf.