Charles-Ange Ginésy, le président du département des Alpes-Maritimes
Charles-Ange Ginésy, le président du département des Alpes-Maritimes — M. Frénois

COLLECTIVITES

Pas de fusion avec les métropoles, les départements de la Haute-Garonne et des Alpes-Maritimes soulagés

Les collectivités dénonçaient depuis plusieurs mois ce projet lancé par Emmanuel Macron

Les métropoles de Nantes, Lille et Bordeaux avaient déjà décidé d’abandonner l’idée. Ce mercredi, celles de Nice et de Toulouse leur ont emboîté le pas. Elles ne donneront pas suite au projet de réforme territoriale visant à absorber les compétences départementales, « les conditions actuelles ne permettant plus [d’avancer] sereinement », ont annoncé leurs présidents Christian Estrosi et Jean-Luc Moudenc.

« Force est de constater que l’Etat n’est toujours pas en mesure […] d’apporter des réponses claires aux conditions posées par nos deux métropoles, indiquent-ils dans un communiqué. Cette réforme ne peut donc plus être menée au moment même où un grand débat légitime se déroule dans notre pays ». Les départements concernés saluent « une décision de bon sens ».

« L’affaiblissement des départements serait un non-sens »

« A l’heure où l’unité nationale est ébranlée et où les citoyens demandent plus de justice sociale et territoriale et plus de démocratie locale de proximité, l’affaiblissement des départements serait un non-sens et une erreur politique majeure », ont réagi Georges Méric et Charles-Ange Ginésy, présidents des conseils départementaux de la Haute-Garonne et des Alpes-Maritimes rejoints dans un communiqué commun par ceux de la Loire-Atlantique, de la Gironde et du Nord.

Tous dénonçaient depuis plusieurs mois ce projet de réforme lancé par Emmanuel Macron. En octobre, le chef de l’Etat avait reçu les cinq présidents des métropoles concernées déclenchant l’ire des élus départementaux, « fermement » opposés « à ce projet qui signerait la disparition programmée de nos départements ».