Action symbolique à l’Assemblée contre les violences envers les politiques

DEGRADATIONS La semaine dernière, le président de l’Assemblée Richard Ferrand a porté plainte après l’incendie de sa maison en Bretagne

20 Minutes avec AFP

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Les chefs de parti passeront ensemble 
devant les gardes républicains.
Les chefs de parti passeront ensemble devant les gardes républicains. — OLIVIER LABAN-MATTEI / AFP

Stop aux violences contre les politiques. Pour répondre aux agressions de députés et à celle, plus récente, du président de l’Assemblée, les chefs de file des groupes politiques de l’institution vont marquer leur union ce mardi par une entrée ensemble dans l’hémicycle.

C’est Richard Ferrand qui les conduira. Le président (LREM) de l’Assemblée a fait cette annonce lors de la réunion hebdomadaire des députés « marcheurs », selon des propos rapportés. La décision a été prise en conférence des présidents de l’Assemblée plus tôt dans la matinée.

Mélenchon et Jacob de concert

Devant les députés LREM, le Premier ministre Édouard Philippe a évoqué « une menace pour la République et la démocratie ». « Face à cette explosion de désordre, il ne faut pas laisser penser que nous soyons circonspects et indécis », a-t-il plaidé, selon un participant.

Les huit patrons des groupes politiques, dont Christian Jacob (LR) et Jean-Luc Mélenchon (LFI), doivent ainsi partir du cabinet du départ, à l’Hôtel de Lassay, en direction de l’hémicycle, en passant au travers de la traditionnelle haie d’honneur des gardes républicains, peu avant le démarrage des questions au gouvernement à 15 heures.

Un incendie volontaire et 80 dégradations

Le président du Sénat Gérard Larcher (LR) doit, lui, s’exprimer en soutien à Richard Ferrand au début des questions au gouvernement au Palais du Luxembourg, plus tard dans l’après-midi, a-t-on appris de source parlementaire. Vendredi soir, Richard Ferrand a dénoncé une tentative d’incendie « volontaire » à son domicile privé situé à Motreff, dans le Finistère. Une enquête a été ouverte et confiée à la gendarmerie nationale.

Plus de 80 « dégradations, exactions » visant des permanences parlementaires ou des domiciles ont été recensées depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », a indiqué le secrétaire d’État à l’Intérieur, Laurent Nuñez. Samedi, des « gilets jaunes » du cortège parisien ont tenté d’enfoncer des palissades devant le Palais Bourbon, et ont lancé divers projectiles.