VIDEO. «Gilets jaunes»: Dupont-Aignan accuse le gouvernement de «scénariser les violences»

VIOLENCES « Ça fait 13 week-ends que le gouvernement – et je pèse mes mots – organise ces affrontements implicitement », a accusé le député de l’Essonne

20 Minutes avec AFP

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Nicolas Dupont-Aignan, le 18 janvier 2018 à Paris.
Nicolas Dupont-Aignan, le 18 janvier 2018 à Paris. — Yann Bohac/SIPA

Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a accusé dimanche le gouvernement de « scénariser » les violences lors des manifestations de « gilets jaunes » et réclamé une commission d’enquête parlementaire « sur les ordres qui sont donnés aux forces de l’ordre ».

« Ce qui est effrayant dans la situation de notre pays aujourd’hui, c’est le pourrissement parce qu’en vérité Emmanuel Macron bloque le système en ne voulant pas traiter les causes du malaise », a affirmé Nicolas Dupont-Aignan sur LCI. « Ça fait 13 week-ends que le gouvernement – et je pèse mes mots – organise ces affrontements implicitement », a accusé le député de l’Essonne.

« A chaque fois c’est le même scénario : des gens pacifiques protestent, des casseurs s’introduisent avec la complicité du gouvernement et des images, comme par hasard devant l’Assemblée, sont prises avec des horreurs des deux côtés ». « J’accuse le gouvernement, chaque semaine, de scénariser ces violences pour discréditer un mouvement social sincère et profond », a poursuivi l’ancien candidat à la présidentielle.

« Pourquoi ce ministre de l’Intérieur organise des heurts inacceptables »

Le président de Debout la France « demande une commission d’enquête parlementaire sur les ordres qui sont donnés à nos policiers qui souffrent (…) pour savoir pourquoi dans notre pays il y a tant de violences dans les manifestations (…) pourquoi ce ministre de l’Intérieur [Christophe Castaner] organise implicitement des heurts inacceptables ».

Interrogé sur l’organisation d’un référendum à l’issue du grand débat national lancé par l’exécutif, Nicolas Dupont-Aignan a jugé que « la vraie question c’est quelles questions ». Et d’en proposer trois : « Est-ce que vous êtes pour le retour des djihadistes en France ? », « Est-ce que vous êtes pour la réforme des retraites que nous prépare Emmanuel Macron (…) ? », « Est-ce que vous êtes pour bloquer les flux migratoires et rétablir nos frontières nationales ? » « Peine de mort, pourquoi pas ? Peine de mort pour les djihadistes », a-t-il ajouté.

Nicolas Dupont-Aignan a également annoncé le lancement d’une « pétition nationale pour empêcher le rapatriement » des Français retenus par les forces kurdes en Syrie.