Niches fiscales: Gérald Darmanin veut préserver les emplois à domicile

FISCALITE Gérald Darmanin a par ailleurs défendu l’idée qu’une suppression ou une mise sous conditions de ressources de certaines niches fiscales utilisées surtout par les plus aisés permettrait de baisser les impôts de foyers plus modestes

20 Minutes avec AFP

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Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics.
Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics. — R. Meigneux/SIPA

Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a déclaré ce mercredi qu’il n’était « pas favorable » à ce que d’éventuelles suppressions de niches fiscales touchent les emplois à domicile. Interrogé à l’antenne de RMC sur l’opportunité de supprimer des crédits ou réductions d’impôts dont il constate qu’elles nuisent à la progressivité de l’impôt, Gérald Darmanin a déclaré que «personnellement [il n'était] pas favorable à toucher les emplois à domicile ».

Le ministre chargé des Collectivités territoriales Sébastien Lecornu a lui aussi défendu cette sanctuarisation et soutenu le chèque emploi-service, qui ouvre droit à un crédit d’impôt.

L'exécutif soutient le chèque emploi-service

« Evidemment on ne parle pas des chèques emploi-service pour les services à la personne (…) on sait déjà que c’est très efficace, que ça permet de lutter contre le travail au noir, et c’est très efficace pour les Françaises et les Français, très utile et ça crée de l’emploi », a déclaré Sébastien Lecornu au micro d’Europe 1.

Gérald Darmanin a par ailleurs défendu l’idée qu’une suppression ou une mise sous conditions de ressources de certaines niches fiscales utilisées surtout par les plus aisés permettrait de baisser les impôts de foyers plus modestes. « Si on baisse d’un milliard d’euros ces niches, on peut baisser les tranches d’impôt sur le revenu des gens qui gagnent 1.700-1.800 euros par mois de 104 euros en moyenne », a-t-il calculé.

Le président LR de la commission des finances de l’Assemblée, Eric Woerth, a pour sa part estimé ce mercredi sur CNews que supprimer les niches fiscales revenait à « augmenter les impôts ».