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REPLIQUE«Il n'y a pas d'instrumentalisation de la justice», affirme Belloubet

Affaire Benalla: «Il n'y a pas d'instrumentalisation de la justice» après la tentative de perquisition à Mediapart, affirme Belloubet

REPLIQUELa Garde des Sceaux a assuré qu'elle «n'utilise pas la justice à des fins personnelles»
La ministre de la Justice Nicole Belloubet répond aux questions au gouvernement, mardi 5 février 2019.
La ministre de la Justice Nicole Belloubet répond aux questions au gouvernement, mardi 5 février 2019. - BERTRAND GUAY / AFP
G. N. avec AFP

G. N. avec AFP

Nicole Belloubet a réfuté ce mardi toute « instrumentalisation de la justice » et une « quelconque instruction » donnée au procureur de Paris, au lendemain d’une tentative de perquisition du média en ligne Mediapart, dans le cadre de l'affaire Benalla. « Non, il n’y a pas d’instrumentalisation de la justice. Je n’utilise pas la justice à des fins personnelles […]. [Le] respect de la loi m’interdit de donner quelconque instruction [à un parquet] en matière individuelle », a déclaré la Garde des Sceaux, répondant lors des questions au gouvernement (QAG) à l'Assemblée nationale à une interpellation du député de La France insoumise (LFI), Ugo Bernalicis.

Celui-ci venait de condamner « l’instrumentalisation politique du parquet » et de dénoncer « la justice jupitérienne », évoquant par ailleurs la « panique » de l’exécutif dans l’affaire Benalla, du nom de l’ancien conseiller d’Emmanuel Macron. Le chef de file de LFI Jean-Luc Mélenchon, qui a dressé sur Twitter un parallèle entre les perquisitions visant son parti à l’automne et celle de Mediapart, a crié lors des QAG « et chez moi ? et chez moi ? », se levant de son banc et provoquant des huées dans la majorité.

« Ne vous en déplaise, Paris n’est pas Caracas »

Le parquet de Paris a ouvert lundi une nouvelle enquête préliminaire notamment pour « atteinte à l’intimité de la vie privée » et tenté de perquisitionner Mediapart, après la diffusion fin janvier d’une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase, ex-employé de LREM et gendarme réserviste, quelques jours après leur mise en examen en juillet pour des violences sur des manifestants le 1er mai. Cette perquisition, refusée par Mediapart, a été unanimement dénoncée par l'opposition. Le média en ligne a annoncé mardi avoir en revanche remis «sept enregistrements, dont un inédit» à la justice.

Cette remise est « une très bonne chose, je crois, pour que toute la vérité soit faite dans cette affaire », a estimé Nicole Belloubet. La garde des Sceaux a dit son « attachement » à la liberté de la presse et à la protection du secret des sources, ainsi qu’à ce que la justice « ne fasse pas de manière systématique l’objet de dénigrement ».

« Monsieur le député, ne vous en déplaise, Paris n’est pas Caracas », a-t-elle dit au député Ugo Bernalicis et de Jean-Luc Mélenchon, soutien de Nicolas Maduro, que 19 pays européens ne reconnaissent plus comme président du Venezuela, en proie à une grave crise politique.

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