Grand débat national: «Ça va poser un problème» si les jeunes ne s'expriment pas, estime Edouard Philippe

PARTICIPATION Edouard Philippe a rencontré une vingtaine de jeunes en service civique âgés de 18 à 24 ans à Juvisy-sur-Orge

Manon Aublanc

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Edouard Philippe, le 9 janvier 2019 lors d'une conférence de presse.
Edouard Philippe, le 9 janvier 2019 lors d'une conférence de presse. — AFP

En déplacement à Juvisy-sur-Orge (Essonne), Edouard Philippe, a encouragé les jeunes à participer au grand débat national. « Ça va poser un problème s’il n’y a pas (cette) tranche d’âge qui s’exprime », a estimé le Premier ministre.

« Il y a beaucoup de gens qui ont envie de participer, de dire des choses, mais jusqu’à présent, il y a eu assez peu de participation de votre tranche d’âge », a déclaré Edouard Philippe devant une vingtaine de jeunes en service civique âgés de 18 à 24 ans.

Edouard Philippe accompagné d’Emmanuelle Wargon et de Gabriel Attal

« C’est pas grave si c’est juste le début, mais ce serait grave si dans un grand débat qui doit servir à formuler ce que les Français veulent pour la suite, ceux qu’ils ne veulent pas (…), ça va poser un problème s’il n’y a pas votre tranche d’âge qui s’exprime », a estimé Edouard Philippe.

Le Premier ministre était accompagné pour cette visite surprise d’Emmanuelle Wargon, une des deux ministres en charge du débat, et du secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation, Gabriel Attal. La rencontre d’environ une heure et demie autour des thèmes de la transition écologique et de la démocratie et la citoyenneté était organisée par l’association Unis-Cités, qui encourage le service civique.

« Un angle mort du grand débat »

« J’ai l’impression que la jeunesse c’est un angle mort du grand débat », avait déjà relevé, mercredi, le Premier ministre sur France Inter. « Il y a une vraie demande, et que donc on peut se dire qu’il faut la prendre en compte », a réagi Edouard Philippe à propos d’une proposition de l’un de ces jeunes sur la meilleure prise en compte du vote blanc.

« Mais imaginez qu’on arrive à un système dans lequel celui qui gagne dans un face-à-face va être élu avec 45 % (…), ça pose un sujet sur la légitimité des élections et de leurs résultats », a-t-il mis en garde. Il a également interrogé l’assistance sur la question du vote obligatoire, estimant intéressant de « lier les deux », et jugeant pour sa part que le vote n’est pas seulement un droit mais un « devoir civique ».