Liste «gilets jaunes» aux européennes: L'ex-militant LREM, Marc Doyer, retire sa candidature

RETRAIT Marc Doyer a été membre du bureau départemental de l'Oise de la République en marche jusqu'en décembre...

L.Gam.

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Un — Aris Oikonomou / AFP

La liste « gilets jaunes », conduite par Ingrid Levavasseur pour les européennes va-t-elle faire pschiiit ? D’après le JDD lundi, Marc Doyer, l’un des dix noms annoncés en grande pompe la semaine dernière, a décidé de retirer sa candidature, après avoir reçu attaques et menaces de mort, en particulier pour son appartenance passée au mouvement d’Emmanuel Macron.

Mais rembobinons, quelque peu. Le directeur commercial de 53 ans a été membre du bureau départemental de l’Oise de la République en marche jusqu’en décembre, date à laquelle il décide de se retirer du parti politique. Dans le même temps, pour montrer son soutien au mouvement des « gilets jaunes », il poste sur son compte Twitter, accessible seulement après validation dudit intéressé, une photo de lui avec un tee-shirt de soutien à Emmanuel Macron et un gilet jaune sur le dos. Une manœuvre mal interprétée selon lui, et qui provoque les premières attaques sur les réseaux sociaux.

Une capture d'écran du compte Twitter de Marc Doyer.
Une capture d'écran du compte Twitter de Marc Doyer. - Capture d'écran Twitter

Mais les critiques les plus virulentes, allant même jusqu’à des menaces de mort, surgissent à partir de la semaine dernière, quand le nom de Marc Doyer apparaît sur la liste d’Ingrid Levavasseur, cette figure de proue des « gilets jaunes » qui compte emmener la contestation au Parlement européen en juin. « Je ne cède pas aux menaces, mais mon engagement est perçu comme une ambiguïté. Je critique suffisamment les politiciens actuels pour ne pas écouter les citoyens, je n’ai pas envie de faire la même chose. A partir du moment où je suis la cible de toutes les attaques depuis, je me retire. Je ne veux pas nuire au reste de la liste », a déclaré ce lundi Marc Doyer au JDD.

Deux jours plus tard, une autre candidate de cette liste a décidé de se retirer. Brigitte Lapeyronie, numéro 5, a annoncé mercredi à 20 Minutes son retrait afin de poursuivre ses activités syndicales. « Le syndicat Force ouvrière m’a demandé de me mettre en “retrait” du fait de ma présence sur une liste gilets jaunes. J’ai fait le choix de continuer à défendre les salariés », assure l’élue municipale de Seine-et-Marne qui dit être « défenseur syndical bénévole ». Il ne reste donc plus que huit candidats sur les 79 obligatoires afin de présenter une liste aux élections européennes.