VIDEO. Blessure de Jérôme Rodrigues: Le ministère de l'Intérieur réfute la thèse d'un tir de LBD

GILETS JAUNES L'avocat de la victime affirme quant à lui le contraire...

Nicolas Raffin

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Jérôme Rodrigues, après sa blessure samedi 26 janvier 2019.
Jérôme Rodrigues, après sa blessure samedi 26 janvier 2019. — MARIN DRIGUEZ/SIPA

Le secrétaire d’Etat à l’Intérieur, Laurent Nunez, a affirmé dimanche qu’il n’y avait « aucun élément » permettant d’affirmer que Jérôme Rodrigues, une figure des gilets jaunes blessée samedi à l’œil, avait été touché par un tir de lanceur de balle de défense (LBD).

Il a en revanche confirmé l’utilisation d’une grenade de désencerclement au même moment, s’appuyant sur le rapport d’un policier ayant lancé ce projectile. Deux enquêtes, dont une judiciaire, ont été ouvertes après cette blessure, dont les investigations ont été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).

 

L’avocat de Jérôme Rodrigues, Philippe de Veulle, avait affirmé dimanche matin à 20 Minutes qu'il réfutait totalement la thèse d'une blessure par un éclat de grenade de désencerclement, alors que son client a été hospitalisé à l’hôpital Cochin, à Paris.

Tous les tirs de LBD ont été filmés, selon le ministère

« Nous avons déjà recueilli trois éléments concrets démontrant qu’il a été visé délibérément par un LBD à la tête. D’abord, il y a le témoignage d’une jeune femme, Aurélie, qui était sur place. Ensuite, il y a la vidéo tournée par Jérôme Rodrigues lui-même sur laquelle on entend le bruit caractéristique du LBD. Et surtout, il y a la balle qui a été ramassée sur place » a expliqué Philippe de Veulle.

Revenant sur l’utilisation des LBD par les forces de l’ordre samedi à Paris, Laurent Nunez a quant à lui souligné que 32 tirs avaient été réalisés samedi, « uniquement dans les endroits où il y a eu des violences ». « Les 32 tirs ont été filmés, y compris les 18 qui ont eu lieu sur la place de la Bastille », a-t-il poursuivi.