Après ses propos sur la PMA, Agnès Thill va devoir s'expliquer devant La République en marche

CONVOQUEE Depuis, la députée de l’Oise a retiré ses propos mais assure conserver ses opinions…

20 Minutes avec AFP

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Agnes Thill à l'Assemblée nationale, le 23 janvier 2019.
Agnes Thill à l'Assemblée nationale, le 23 janvier 2019. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Ses propos ne passent pas dans la majorité. La députée LREM Agnès Thill va devoir s’expliquer prochainement devant le bureau du groupe. Après ses propos tranchés contre la PMA, certains députés ont réclamé son exclusion du parti.

Sous la présidence de Gilles Le Gendre, le bureau s’est réuni ce jeudi notamment pour examiner le cas de cette élue de l’Oise. Cette opposante à l’extension de la PMA avait estimé que « l’absence de genre dans le mot parent favorise l’éclosion d’écoles coraniques », la semaine dernière à l’occasion de la publication du rapport de la mission parlementaire sur la bioéthique. Depuis, elle a « retir [é] » ses propos ayant pu « blesser », mais a maintenu ses « positions ».

Un « lobby LGBT » à l’Assemblée nationale

Agnès Thill avait déjà été mise en garde à plusieurs reprises auparavant par LREM, notamment pour des propos concernant un supposé « lobby LGBT à l’Assemblée nationale ». « Dès qu’on émet une réserve sur ce rapport [sur la bioéthique], on est traité d’homophobe ! », s’est indignée une nouvelle fois l’ancienne directrice d’école dans l’émission « Les grandes gueules » sur RMC jeudi.

Elle a assuré « partage [r] les valeurs humanistes » des députés « marcheurs » mais aussi « [se] bat [tre] pour pouvoir penser autrement ». « Il faut vraiment ne pas connaître Agnès pour penser qu’elle est islamophobe ou homophobe », a estimé auprès de l’AFP la députée Sonia Krimi (LREM). Conviée à la réunion du bureau jeudi pour s’en expliquer, la députée de la Manche a dit avoir eu droit à « un échange cordial mais franc ».

« J’ai dit ce que j’avais à dire au nom de la diversité [des opinions]. J’ai dit qu’être en contradiction ne veut pas dire être en opposition », a-t-elle développé. « S’il y a un enseignement à tirer, c’est que nous avons besoin de travailler davantage ensemble, d’être plus à l’écoute les uns des autres », a conclu Sonia Krimi.